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Évaluation des bourses du CRSH

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Industrie, 2015

No de cat. CR22-49/2015F-PDF
ISBN 978-0-660-03753-0

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18 juin 2015

Table des matières

Sommaire

1.0 Présentation

2.0 Méthodologie

3.0 Constatations

4.0 Conclusions

5.0 Recommandations

Annexe A – Modèle logique des BD

Annexe B – Exposé narratif du modèle logique des BD

Annexe C – Matrice de collecte de données


Tableaux

Tableau 1 Enjeux et questions d’évaluation
Tableau 2 Nombre moyen de résultats de recherche produits pendant le programme d’études
Tableau 3 BD : Pourcentages et rapports des dépenses administratives par rapport aux dépenses de subvention de 2009-2010 à 2013-2014
Tableau 4 Rapport coût-efficacité des BD et des comparateurs (2009-2010 à 2013-2014)


Illustrations

Figure 1 Diplômés au doctorat en sciences humaines par rapport aux possibilités d’emplois dans le milieu universitaire au Canada de 2002 à 2010
Figure 2 Situation d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015
Figure 3 Secteur d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015


Acronymes

AAP Architecture d’alignement des programmes
AMIS Système informatisé de gestion des subventions et bourses
AUCC Association des universités et collèges du Canada
BD Occasion de financement liée aux bourses doctorales
BESC Programme de bourses d’études supérieures du Canada
BESC-D Programme de bourses d’études supérieures du Canada (bourses de doctorat)
Bourses ES Bourses d’études supérieures du CRSNG
BP Occasion de financement liée aux bourses postdoctorales
CRC Chaires de recherche du Canada
CRSH Conseil de recherches en sciences humaines
CRSNG Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
DECC Division de l’évaluation du CRSNG et du CRSH
FRQSC Fonds de recherche du Québec – société et culture
IRSC Instituts de recherche en santé du Canada
PHQ Personnel hautement qualifié
PI Propriété intellectuelle
SH Sciences humaines
SOR Subventions ordinaires de recherche
SS Subventions Savoir du CRSH


Sommaire

Le présent rapport expose les résultats de l’évaluation de 2014-2015 des bourses du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Il couvre le sous-programme des bourses postdoctorales et doctorales de l’architecture d’alignement des programmes (AAP) du CRSH. Puisque les bourses postdoctorales ont récemment été évaluées et que le contexte n’a pas changé considérablement depuis, cette évaluation met l’accent sur les bourses doctorales. Seule la pertinence des bourses postdoctorales a été évaluée.

L’évaluation s’est penchée sur les questions clés, comme la pertinence, le rendement, l’économie et l’efficacité, afin de fournir à la haute direction du CRSH des renseignements essentiels qui pourront à l’avenir appuyer la prise de décisions liées au programme et à l’amélioration de celui-ci. Les sources de données pour l’évaluation comprenaient ce qui suit : examen des données administratives, revue de la littérature et analyse documentaire, sondages auprès des détenteurs de bourses doctorales, des détenteurs de bourses d’études supérieures du Canada au niveau du doctorat et des non-bénéficiaires; groupes de discussion, entrevues avec des informateurs clés et analyse coûts-efficacité.

L’occasion de financement liée aux bourses doctorales vise à « former les leaders de demain » en favorisant la capacité de recherche et la formation des étudiants au doctorat ayant obtenu un bon rendement scolaire en leur offrant une bourse de 20 000 $ par année.

L’objectif des bourses postdoctorales consiste à appuyer les nouveaux chercheurs canadiens les plus prometteurs du domaine des sciences humaines et à les aider à établir une base de recherche au cours d’une étape importante de leur carrière de recherche en proposant des mesures incitatives financières (38 000 $ par année) de manière à accroître la participation à la recherche postdoctorale.

Pertinence

L’évaluation a révélé que les objectifs du sous-programme des bourses postdoctorales et doctorales correspondent aux priorités de la Stratégie des sciences, de la technologie et de l’innovation de 2014 du gouvernement fédéral, de même qu’au résultat stratégique 1 du CRSH : « Le Canada est un chef de file mondial de la recherche et de la formation en sciences humaines. »

L’évaluation confirme que le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales demeure nécessaire. L’appui du gouvernement fédéral aux étudiants au doctorat est essentiel durant une période où l’on prévoit une hausse, dans divers secteurs du marché du travail canadien, de la demande de diplômés universitaires dans des groupes professionnels axés sur le savoir. Toutefois, si le nombre de postes à pourvoir en sciences humaines dans les universités canadiennes a beaucoup diminué depuis 2006, le nombre de détenteurs de doctorat en sciences humaines a régulièrement augmenté au fil des ans.

De plus, l’évaluation confirme le rôle du gouvernement fédéral en ce qui a trait au financement des étudiants au doctorat et des chercheurs postdoctoraux, ainsi qu’un chevauchement limité avec les autres occasions de financement. Dans les domaines liés aux sciences humaines, le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales du CRSH appuie les étudiants talentueux et les chercheurs postdoctoraux de manière à faire d’eux des chercheurs et des leaders prêts à entrer sur le marché du travail. Il a été établi que ces objectifs sont conformes aux rôles et aux responsabilités du CRSH présentés dans la Loi sur le Conseil de recherches en sciences humaines, soit de favoriser et d’appuyer la recherche et la formation postsecondaires en sciences humaines. D’autres programmes, au Canada comme à l’étranger, fournissent du financement aux étudiants au doctorat et au niveau postdoctoral. L’évaluation a cependant trouvé peu de chevauchement entre ceux-ci et le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales du CRSH, notamment parce qu’ils sont accompagnés de règlements interdisant le cumul.

Rendement : Efficacité

Selon l’évaluation, les bourses doctorales ont réalisé des progrès vers l’atteinte de plusieurs résultats immédiats. Elles appuient les étudiants afin qu’ils réussissent leurs études en leur permettant de se concentrer davantage sur leurs intérêts de recherche. Elles donnent aussi aux détenteurs l’occasion d’acquérir de l’expérience à l’échelle internationale en plus de favoriser la production de travaux de recherche et la diffusion de leurs résultats. Les détenteurs de bourses doctorales sont très satisfaits des possibilités de perfectionnement des compétences offertes au sein de leur programme.

En ce qui concerne l’atteinte de résultats intermédiaires, l’évaluation a clairement révélé que les bourses doctorales ont accru la capacité des détenteurs de conserver un poste fortement axé sur la recherche au Canada et à l’étranger. Les anciens détenteurs sont plus susceptibles que les non-bénéficiaires d’avoir un emploi, de toucher un meilleur salaire et de travailler dans le milieu universitaire ou d’occuper un poste fortement axé sur la recherche. Les bénéficiaires travaillant à l’université appartiennent plus souvent à une faculté de recherche et moins souvent aux membres auxiliaires du corps professoral que les non-bénéficiaires. Ils affirment qu’ils occupent des postes plus étroitement liés à leur programme d’études et estiment que leur formation au doctorat les a mieux préparés à l’emploi par rapport aux non-bénéficiaires.

Rendement : Efficience

D’après l’évaluation, la bourse doctorale est un programme économique. On a cerné quelques points à améliorer à l’égard de la prestation de la bourse doctorale, notamment la transparence des critères d’admissibilité et de notation ainsi que du processus de sélection. De plus, on considère que le système de demande sur papier du CRSH était un processus qui exigeait beaucoup de temps et d’efforts.

Le CRSH s’efforce à mettre en œuvre des initiatives internes afin d’améliorer l’efficacité et  l’efficience en matière de gouvernance, de gestion et de prestation des services. Certaines d’entre elles pourraient régler les problèmes susmentionnés. Les documents et les lignes directrices qui exposent les critères d’évaluation et de sélection des demandes ont été examinés et rendus publics sur le site Web du CRSH. Diverses tentatives ont été faites pour harmoniser les pratiques de notation dans l’ensemble des programmes du CRSH. En outre, le CRSH étudie des moyens de communiquer les résultats et de fournir de la rétroaction aux étudiants de façon uniforme pour toutes les occasions de financement qu’il gère. Enfin, le CRSH envisage de mettre en œuvre un système électronique de demande et de rapports pour les bourses doctorales et d’autres programmes de bourses.

Recommandations

L’évaluation formule les recommandations suivantes en ce qui concerne l’occasion de financement des bourses doctorales et le CRSH :

  • Recommandation 1 : Le gouvernement fédéral doit continuer d’appuyer les bourses doctorales en raison de leur pertinence élevée, de leur apport clair aux résultats escomptés et de leur prestation efficace.
  • Recommandation 2 : Dans le cadre de l’occasion de financement liée aux bourses doctorales, on doit mettre à jour et revoir le formulaire actuel administré à la fin de la période de la bouse afin d’élaborer un processus électronique de compte rendu des réalisations.
  • Recommandation 3 : Le CRSH, en collaboration avec des universités, doit encourager les étudiants au doctorat – aussi bien les bénéficiaires de bourses que les non-bénéficiaires – à acquérir des compétences professionnelles.
  • Recommandation 4 : Dans le cadre de l’occasion de financement liée aux bourses doctorales, on doit élaborer et mettre en œuvre un système visant à surveiller l’efficacité des mesures prises afin de communiquer plus efficacement les critères d’admissibilité et de notation.

1.0 Présentation

Le présent rapport expose les résultats de l’évaluation de 2014-2015 des bourses du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Il couvre un sous-programme du programme Talent de l’architecture d’alignement des programmes (AAP), soit le sous-programme des bourses postdoctorales et doctorales.

Les sections du présent document donnent un aperçu des bourses postdoctorales et doctorales (section 1.1) ainsi que de l’approche d’évaluation, y compris la portée et les objectifs de l’évaluation (section 1.2) et des enjeux et des questions de l’évaluation (section 1.3), en plus de décrire brièvement les méthodes utilisées, leurs limites et les difficultés (section 2). La section 3 expose les principales constatations de l’évaluation en fonction des sources de données, organisées par enjeux et questions d’évaluation du Conseil du Trésor. Enfin, la section 4 présente les conclusions tirées de l’évaluation classées par enjeu général (p. ex. pertinence et rendement) et formule des recommandations.

1.1 Contexte du programme Talent du Conseil de recherches en sciences humaines

Le CRSH est la principale source de soutien à la recherche en sciences humaines (SH) et à la formation des diplômés dans ce domaine au Canada. Grâce à ses trois programmes, le CRSH excelle en recherche au Canada et facilite la diffusion des connaissances dans l’ensemble des disciplines de recherche, des universités et des secteurs de la sociétéNote de bas de page 1. Fondé en 1977, le CRSH dispose d’un budget annuel d’environ 338 millions $ à l’appui de sa collectivité. Celle-ci comprend 23 300 professeurs, 19 400 étudiants au doctorat et 42 000 étudiants à la maîtrise, tous à temps pleinNote de bas de page 2.

Le programme Talent, l’un des trois programmes mentionnés dans l’AAP du CRSH, est conçu pour contribuer au résultat stratégique suivant : « attirer, garder au pays et former les étudiants et les chercheurs des sciences humaines Note de bas de page 3 » en fournissant des bourses aux étudiants et aux chercheurs dans les disciplines des sciences humaines. Plus précisément, il vise à appuyer les étudiants et les chercheurs postdoctoraux dans le but de former la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file, tant dans le milieu universitaire que dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Les objectifs du programme sont les suivants Note de bas de page 4 :

  • favoriser la formation de personnel hautement qualifié figurant parmi les meilleurs ou les plus prometteurs et possédant des compétences en recherche et des compétences professionnelles dans le domaine des sciences humaines;
  • soutenir les étudiants et les chercheurs postdoctoraux figurant parmi les meilleurs ou les plus prometteurs et choisis au moyen d’un processus de sélection;
  • exposer des étudiants et des chercheurs aux travaux d’érudition en sciences humaines réalisés dans le monde entier;
  • mobiliser des connaissances en sciences humaines qui sont susceptibles d’avoir une influence, un impact et des avantages sur les plans intellectuel, culturel, social et économique.

Le programme Talent est composé de cinq sous-programmes : Chaires de recherche du Canada (CRC), bourses d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier (BESC; bourses de maîtrise et de doctorat), bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BESC Vanier), bourses postdoctorales Banting et enfin bourses de doctorat et bourses postdoctorales, qui constituent en fait deux occasions de financement distinctes. La présente évaluation met l’accent sur ce dernier sous-programme. En outre, le CRSH offre les suppléments pour études à l’étranger Michael-Smith, qui fournissent du soutien aux expériences de recherche à l’étranger aux détenteurs d’une BESC ou d’une BESC VanierNote de bas de page 5.

1.1.1 Occasion de financement liée aux bourses doctorales

Contexte et objectifs

L’occasion de financement liée aux bourses doctoralesNote de bas de page 6 Note de bas de page 7 (BD) a été créée en 1957. Elle était alors administrée par le Conseil des arts du Canada. En 1978, cette responsabilité a été transférée au CRSH. Les BD sont maintenant englobées par le programme TalentNote de bas de page 8. Comme on l’a susmentionné, elles font partie de l’un des quatre sous-programmes appuyant la recherche au doctorat. Cette occasion de financement vise à « former les leaders de demain » en favorisant la capacité de recherche et la formation des étudiants au doctorat ayant obtenu un bon rendement scolaireNote de bas de page 9. Voici les résultats immédiats, à moyen et à long terme propres à l’occasion de financement des BD, conformément à son modèle logique  (voir les annexes A et B) :

Résultats immédiats

  • Incitation à la recherche doctorale des étudiants en sciences humaines prometteurs
  • Ensemble amélioré et élargi de compétences acquises par les détenteurs (p. ex. formation en recherche, compétences liées aux recherches, etc.) et possibilité d’acquérir une expérience de niveau international
  • Production et diffusion améliorées des résultats de recherche (p. ex. thèse)

Résultats intermédiaires

  • Plus grande disponibilité du personnel hautement qualifié (PHQ) en sciences humaines
  • Mobilisation des connaissances en sciences humaines, y compris des approches et des idées novatrices, au Canada et à l’échelle internationale

Résultats à long terme

  • Mise en place d’une capacité solide (p. ex. leadership, recherche, gestion, etc.) grâce au déploiement du PHQ à des postes dans le milieu universitaire ainsi que dans les secteurs public, privé et à but non lucratif

Livraison

Le programme de BD offre des bourses de 20 000 $ par année aux étudiants au doctorat pendant une période de 12 à 48 mois. Les études en question doivent avoir lieu dans une université canadienne ou étrangère.Note de bas de page 10Ainsi, le programme de BD fournit une certaine souplesse en ce qui concerne la durée du financement et le lieu des étudesNote de bas de page 11. Le montant et la durée d’une bourse dépendent du nombre de mois d’études à temps plein qu’il reste au candidat au moment de la demande. Au total, 2 752 bourses ont été accordées entre 2009-2010 et 2013-2014 (571 en 2009-2010, 541 en 2010-2011, 561 en 2011-2012, 533 en 2012-2013 et 546 en 2013-2014)Note de bas de page 1.

Intervenants et bénéficiaires

Les nombreux intervenants concernés par le programme de BD sont variés. Ils comprennent des étudiants au doctorat qui reçoivent un soutien financier pour leurs études, des chercheurs au Canada et à l’étranger qui ont accès à un bassin d’étudiants talentueux, des universités et des groupes de revendication impliqués dans l’éducation universitaire. De façon plus générale, l’ensemble du public, les secteurs public et privé et le gouvernement bénéficient également des résultats des connaissances culturelles, économiques et sociales obtenues grâce à des programmes comme ceux du CRSH, y compris les BDNote de bas de page 13.

Gouvernance

Le CRSH est géré par un conseil, composé de 18 membres, qui représente les points de vue des secteurs universitaire, public et privé du Canada quant au mandat du CRSH en matière de promotion et de soutien de la recherche et de la formation universitaires en sciences humaines. Le Comité sur les programmes et la qualité est responsable de garder une vue d’ensemble sur la conception, la cohérence et le rendement de l’ensemble des programmes du CRSH et de leurs politiques connexes dans le cadre de l’orientation stratégique, des priorités et de l’objectif d’excellence du CRSH, y compris les fonctions d’évaluation et de rendement de ce dernier. Le Portefeuille de la formation en recherche, au sein de la Direction des programmes de recherche, s’occupe de l’administration quotidienne du programme de BD.

Ressources du programme

D’après le Rapport ministériel sur le rendement (RMR) 2013-2014, le sous-programme de bourses de doctorat et de bourses postdoctorales dispose d’un budget de 34,7 millions de dollarsNote de bas de page 14. Au sein du Portefeuille de la formation en recherche du CRSH, le directeur du Portefeuille est responsable du programme de BD et du personnel concerné. Dans l’ensemble, 2,75 équivalents temps plein (ETP) sont nécessaires pour la prestation du programme de BD. Cela comprend : un directeur (0,05 ETP), un gestionnaire (0,1 ETP), un agent principal de programme (0.75 ETP), un agent de programme (0,4 ETP), un coordonnateur technique (0,55 ETP), des adjoints au programme (0,8 ETP) et un adjoint administratif (0,1 ETP)Note de bas de page 15.

1.1.2 Occasion de financement liée aux bourses postdoctorales

Le programme de bourses postdoctorales du CRSH, lancé en 1980, vise à appuyer les nouveaux chercheurs canadiens les plus prometteurs dans le domaine des sciences humaines et sociales et à les aider à se constituer un actif en recherche à un point critique de leur carrièreNote de bas de page 16.

L’occasion de financement est conçue pour atteindre cet objectif en proposant des mesures incitatives financières de manière à accroître la participation à la recherche postdoctorale. Les bourses visent à donner le désir de poursuivre des études supérieures et postdoctorales au Canada, plutôt que d’opter pour la récompense financière immédiate de l’emploiNote de bas de page 17.

La valeur des bourses postdoctorales du CRSH, au cours de la période visée par l’examen, était de 38 000 $ par année, en plus d’une allocation de recherche pouvant atteindre 5 000 $. Ces bourses couvrent une période de 12 à 24 mois.Note de bas de page 18

1.2 Portée et objectifs de l’évaluation

Conformément à la Politique sur l’évaluation de 2009 du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT), « toutes les dépenses directes de programmes, à l’exception de celles liées aux subventions et contributions, sont évaluées tous les cinq ansNote de bas de page 19. » Puisque le programme de bourses doctorales a été évalué en 2009, l’évaluation actuelle porte sur la période de l’exercice financier 2009-2010 à celui de 2013-2014.

L’évaluation s’est penchée sur les questions clés de la pertinence, du rendement, de l’économie et de l’efficacité afin de fournir à la haute direction du CRSH des renseignements essentiels qui pourront à l’avenir appuyer la prise de décisions liées au programme et à son amélioration. La liste des enjeux et des questions ayant orienté l’évaluation figure dans la prochaine section (1.3).

Évaluation partielle de l’occasion de financement liée aux bourses postdoctorales

Comme nous l’avons déjà mentionné, le sous-programme de bourses de doctorat et de bourses postdoctorales comprend deux occasions de financement : celle liée aux bourses postdoctorales et celle liée aux bourses doctorales. Puisque la dernière évaluation des BP ne remonte qu’à 2012 et que le contexte du programme n’a pas beaucoup changé depuisNote de bas de page 20, la présente évaluation met l’accent sur les BD. On a vérifié que les deux occasions de financement demeuraient pertinentes dans le contexte actuel, mais la question du rendement n’a été abordée que pour le programme de BD. Pour évaluer la pertinence des BP, on a cherché à déterminer si le contexte de cette occasion de financement avait changé depuis la dernière évaluation. Pour ce faire, on a consulté les principales sources secondaires publiées depuis 2012 (p. ex. les rapports de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs).

1.3 Enjeux et questions d’évaluation

L’évaluation est conçue de manière à aborder les cinq enjeux fondamentaux d’évaluation mentionnés dans la Politique sur l’évaluation (2009) du SCT, qui sont divisés en deux catégories générales : pertinence et rendementNote de bas de page 21. Le Tableau 1 indique les questions d’évaluation élaborée pour chaque enjeu fondamental.

Tableau 1 Enjeux et questions d’évaluation

Enjeux Questions d’évaluation
Pertinence 1. Le sous-programme de bourses de doctorat et de bourses postdoctorales continue-t-il à répondre aux priorités du CRSH et de l’ensemble du gouvernement?
2. Dans quelle mesure un appui continu aux étudiants et aux stagiaires postdoctoraux est-il nécessaire durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales?

3. Dans quelle mesure est-il nécessaire que le gouvernement fédéral continue d’appuyer les étudiants durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales?

3.1 À quel point y a-t-il absence de chevauchements entre l’occasion de financement des BD et les mesures incitatives financières proposées aux étudiants des universités étrangères concernées (p. ex. aucune réduction du soutien financier des universités en raison des bourses doctorales)?

 

Rendement – efficacité 4. Dans quelle mesure l’occasion de financement des BD a-t-elle attiré des étudiants au doctorat à la recherche doctorale? (Résultat immédiat 3.1)
5. À quel point le type de soutien reçu contribue-t-il au milieu de formation, aux expériences, aux compétences et aux réseaux professionnels des étudiants? (Résultat immédiat 3.2)
6. Quel a été l’apport du programme de BD à la formation de PHQ occupant des postes fortement axés sur la recherche dans divers secteurs au Canada et à l’échelle internationale? (Résultats intermédiaires 4.1, à long terme 5.1)
7. Dans quelle mesure le type de soutien aux étudiants a-t-il contribué à la diffusion des connaissances des étudiants ainsi qu’à la productivité en matière de recherche des étudiants et des chercheurs? (Résultat intermédiaire 3.3; dans une mesure très limitée : résultat intermédiaire 4.2)
Rendement – Efficience et conception de programme

8. A-t-on recours aux moyens les plus efficaces et efficients pour exécuter l’occasion de financement des BD?

8.1 Est-il possible d’améliorer l’efficacité de la prestation (c.-­à-­d. est-il possible de réaliser les résultats et les extrants de façon plus économique)?

 

 


2.0 Méthodologie

L’évaluation s’est appuyée sur plusieurs données probantes recueillies par la Division de l’évaluation du CRSNG et du CRSH (DECC) et les experts-conseils externes triangulés par Science-Metrix. Un comité consultatif sur l’évaluation a fourni des conseils et a examiné les principaux livrables tout au long du processus d’évaluation (p. ex. élaboration de la conception de l’évaluation et validation des conclusions préliminaires de l’évaluation).

Une matrice de collecte de données a servi pour schématiser les enjeux, les questions et les indicateurs de l’évaluation par rapport aux méthodes de collecte de données et aux sources de données (annexe C). Six méthodes de collecte de données ont été utilisées pour répondre aux dix questions d’évaluation : examen des données administratives, revue de la littérature et analyse documentaire, sondages, groupes de discussion, entrevues avec des informateurs clés et analyse coûts-efficacité.

2.1 Méthodes

Voici une brève description des six méthodes de collecte de données :

Examen des données administratives

  • Les données sur les demandes et les bourses ont été recueillies dans le Système informatisé de gestion des subventions et bourses (AMIS) du CRSH à trois occasions en 2014.
    • Les données pour le programme de BD et le BESC-D ont été extraites, puisque ces derniers disposent d’un processus de demande conjoint.

Revue de la littérature et analyse documentaire

  • Cinquante-cinq documents produits par le CRSH, le gouvernement du Canada et d’autres sources.
    • Huit d’entre eux sont des documents internes, p. ex. évaluations précédentes, analyse de l’environnement des BD, sondages antérieurs des stagiaires postdoctoraux du CRSH.
    • Quarante-sept sont des documents externes, dont 20 % sont des documents fédéraux et 80 % proviennent de différentes sources comme l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), l’Association canadienne pour les études supérieures, ainsi que des publications de spécialistes sur le financement des études supérieures.

Sondage des bénéficiaires de BD, des titulaires de BESC-D et des non-bénéficiaires

  • Il existe trois groupes : les bénéficiaires de BD, les titulaires de BESC-D et les non-bénéficiaires. Les BESC-D constituent une autre occasion de financement du CRSH à l’intention des étudiants à la maîtrise ou au doctorat; ces derniers reçoivent 35 000 $ par année pendant 36 mois. Les non-bénéficiaires sont les personnes qui ont présenté une demande de bourse au doctorat au CRSH, mais qui ne l’ont pas obtenue. Ces deux groupes ont été sondés en parallèle, au moyen de questions semblables à celles utilisées dans le sondage aux bénéficiaires de BD, ce qui a permis de comparer les différents types de soutien financier au doctorat.
  • Taux de réponse par groupe : bénéficiaires de BD – 37 % (n=1 863); bénéficiaires des BESC-D – 32 % (n=1 122); non-bénéficiaires – 13 % (n=1 510).
  • Années visées : concours de 2003 à 2012, divisés en deux cohortes, soit de 2003 à 2008 et de 2009 à 2012. Les résultats à plus long terme (p. ex. incidence sur l’emploi) ont été analysés grâce aux réponses de la première cohorte seulement. Les réponses des deux cohortes ont été utilisées pour les résultats à plus court terme ainsi que pour le niveau de satisfaction à l’égard de la conception et de la prestation des occasions de financement (enjeux d’efficience et d’économie).

Groupes de discussion (n=26)

  • Trois groupes de discussion en ligne avec les titulaires de BD et des étudiants recevant l’appui financier de subventions ordinaires de recherche (SOR) ou de subventions Savoir (SS).
    • Dix étudiants actuels pour un groupe de discussion en anglais.
    • Huit étudiants actuels pour un groupe de discussion en français.
    • Huit anciens étudiants pour un groupe de discussion en français.

Entrevues auprès d’intervenants clés (n=45)

  • Représentants des universités (23)
  • Employeurs (5)
  • Superviseurs universitaires (10)
  • Étudiants (cinq anciens étudiants, deux étudiants actuels recevant une SOR ou une SS)

Analyse coûts-efficacité

  • Données financières disponibles pour les dépenses administratives et de subvention, de l’exercice financier 2009-2010 à celui de 2013-2014.
  • Données financières sur les occasions de financement comparables (p. ex. BP du CRSH, BESC-D du CRSH et bourses ES), de l’exercice financier 2009-2010 à celui de 2013-2014.

2.2 Triangulation des éléments de preuve

La DECC a confié à Science-Metrix la tâche de trianguler différentes sources de données recueillies grâce à ces six méthodes de collecte de données, et de préparer ensuite un rapport d’évaluation. La triangulation a été organisée conjointement avec la répartition du travail établie dans le rapport de conception de l’évaluation préparé par la DECC. Le contenu a été analysé au moyen d’ATLAS.ti, un logiciel d’analyse assistée par ordinateur des données qualitatives grâce auquel Science-Metrix a réalisé une analyse approfondie en entrant un grand nombre de variables. Le texte pertinent des documents entrés a été codé au moyen d’approches déductives et inductives. Grâce à une approche rigoureuse à l’égard de l’analyse du contenu, les conclusions et les recommandations sont fondées sur des données probantes (c.-à-d. qu’elles s’appuient sur la documentation disponible).

2.3 Difficultés méthodologiques et stratégies d’atténuation

Chacune des méthodes utilisées dans le cadre de cette étude possède ses forces et ses points faibles. Plusieurs de ces défis ont été cernés tôt dans le processus d’évaluation. Des stratégies d’atténuation connexes ont donc été proactivement intégrées à la conception. Par exemple, lors de la conception du sondage, on a pris en considération deux groupes de référence pour être en mesure d’appuyer les conclusions à l’égard de plusieurs indicateurs de rendement. Des étapes de validation des données ont également été incluses afin de comparer des renseignements recueillis à partir de diverses sources (p. ex. sondages, examen des données administratives, revue de la littérature et analyse documentaire).

Les principaux défis méthodologiques sont essentiellement liés à la disponibilité et à la qualité des données, ainsi qu’aux problèmes de participation. On a instauré un ensemble de stratégies pour les atténuer. D’une façon générale, les difficultés méthodologiques et les stratégies d’atténuation connexes comprennent ce qui suit :

  • Problèmes de disponibilité et de qualité des données : Les renseignements de l’analyse documentaire sur les données démographiques et les caractéristiques des étudiants ne sont pas aussi récents que souhaité, ce qui nuit à la possibilité de les comparer à celles des bénéficiaires de BD relativement à la mesure de la participation des étudiants au programme. Ce problème a pu être atténué grâce à la disponibilité des groupes de référence des sondages.
  • Participation : Dans un premier temps, le taux de réponse était peu élevé pour tous les sondages, particulièrement chez les non-bénéficiaires. Afin d’atténuer cette limite, les réponses au sondage ont été pondérées afin de tenir compte de la donnée de non-réponse. On a jugé que le nombre de réponses reçues dans chaque groupe était suffisamment important pour qu’on puisse prêter foi à l’analyse. En ce qui concerne les groupes de discussion, la DECC n’a pas été en mesure de joindre un bon nombre d’étudiants recevant une SOR ou une SS, puisqu’elle ne disposait pas des coordonnées de la plupart d’entre eux. Étant donné que le groupe visait à obtenir des renseignements qualitatifs pour lesquels la comparaison n’était pas aussi importante, on juge qu’il ne s’agit pas d’un problème méthodologique majeur. Les stratégies d’atténuation comprenaient la combinaison des renseignements obtenus des entrevues individuelles avec ceux des groupes de discussion, car les résultats de ces deux méthodes étaient similaires et il est peu probable que l’analyse des données combinées ait eu une incidence sur la qualité des éléments de preuve. En outre, les groupes de référence des sondages atténuent complètement cette difficulté, puisqu’un argument allant à l’encontre des faits pourrait être avancé à partir des comparaisons de données quantitatives réalisées grâce à cette méthode de collecte de données.
  • Attribution : Il est conseillé de faire preuve de prudence avant d’attribuer un lien de causalité aux différences des données de sondage observées d’un groupe à l’autre, puisque plusieurs facteurs (p. ex. demande de BD ou de BESC-D accordée par rapport à une demande n’ayant pas abouti, étape de carrière des répondants au moment du sondage) peuvent avoir eu une incidence sur les réponses données par chaque groupe.

3.0 Constatations

3.1 Pertinence

3.1.1 EQ1. Concordance des occasions de financement liées aux bourses avec les priorités du CRSH et de l’ensemble du gouvernement

Les objectifs du sous-programme des bourses postdoctorales et doctorales correspondent aux priorités de la Stratégie des sciences, de la technologie et de l’innovation de 2014 du gouvernement fédéral, de même qu’au résultat stratégique 1 du CRSH : « Le Canada est un chef de file mondial de la recherche et de la formation en sciences humainesNote de bas de page 22. »

Comme le montrent les résultats de l’analyse documentaire, les objectifs du sous-programme des bourses postdoctorales et doctorales du CRSH concordent avec les priorités du gouvernement fédéral. Le sous-programme vise à étendre le soutien du gouvernement fédéral à la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et très éduquée au Canada. Plus précisément, le sous-programme contribue directement à l’objectif fédéral exposé dans la Stratégie des sciences, de la technologie et de l’innovation de 2014Note de bas de page 23 , soit d’appuyer les plus brillants esprits afin de réaliser des découvertes révolutionnaires et de repousser les limites du savoirNote de bas de page 25. De plus, le sous-programme contribue aux efforts du gouvernement fédéral en vue de continuer l’« afflux de cerveaux » de travailleurs hautement qualifiés et de faire du Canada un endroit où la curiosité est encouragée et qui incite les gens à régler des problèmes et à concrétiser des idéesNote de bas de page 26.

Compte tenu de l’importance accordée par le sous-programme à la formation de la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file, celui-ci concorde également avec le résultat stratégique 1 du CRSH : « Le Canada est un chef de file mondial de la recherche et de la formation en sciences humainesNote de bas de page 27. »

3.1.2 EQ2. Nécessité de fournir un appui continu aux étudiants durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales

L’évaluation confirme que, compte tenu du contexte national, le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales demeure manifestement nécessaire. À l’échelle macro, le besoin de diplômés universitaires ne cesse de croître afin de prévenir une pénurie de main-d’œuvre dans les groupes professionnels axés sur le savoir. À l’échelle micro, les étudiants au doctorat et au niveau postdoctoral ont besoin du soutien financier du sous-programme pour se concentrer sur leurs études tout en réduisant leur dette.

L’occasion de financement des BD vise à améliorer les compétences et l’employabilité des titulaires, ainsi qu’à contribuer à l’approvisionnement en PHQ dans la population active canadienne. La section du présent rapport sur l’efficacité présente des données probantes sur la contribution des BD à ces résultats. Cette section explore le besoin continu pour un tel programme dans le contexte canadien actuel.

Demande de main-d’œuvre dans les groupes professionnels axés sur le savoir

Le Canada est passé d’une économie de ressources à une économie de servicesNote de bas de page 28. Par conséquent, on s’attend à une croissance de la demande de main-d’œuvre au pays, ce qui exigerait une croissance correspondante du nombre de diplômés universitaires afin de prévenir la pénurie de main-d’œuvre dans les groupes professionnels axés sur le savoir, surtout compte tenu du vieillissement de la populationNote de bas de page 29. En fait, selon l’AUCC, entre 2011 et 2021, environ de 700 000 à 900 000 emplois seront disponibles pour les diplômés universitaires uniquement en raison des diplômés prenant leur retraiteNote de bas de page 30.

Cependant, la demande future dans le milieu universitaire pour des personnes avec un diplôme d’études supérieures est plus incertaine par rapport à l’offre actuelle.Note de bas de page 31Bien que le Canada accuse un retard par rapport aux autres pays en ce qui concerne le nombre de doctorats décernés, de nombreuses personnes détenant un doctorat ou un diplôme postdoctoral découvrent qu’elles doivent changer leurs aspirations professionnelles en milieu universitaire en raison du nombre limité de nouveaux postes à pourvoir dans les facultésNote de bas de page 32. En effet, en comparant le nombre d’étudiants recevant un doctorat en sciences humaines au Canada avec le nombre de postes à pourvoir dans ces domaines dans les universités canadiennes, on constate des tendances divergentes entre 2002 et 2010, comme l’illustre la Figure 1 . Autrement dit, le nombre de diplômés au doctorat en sciences humaines a régulièrement augmenté au cours de cette période, tandis que le nombre de postes à pourvoir dans ce domaine dans les universités canadiennes a diminué. Ces constatations indiquent qu’il se peut qu’un plus grand nombre de diplômés au doctorat en sciences humaines cherche un emploi hors du secteur universitaire à l’avenir.

Figure 1 Diplômés au doctorat en sciences humaines par rapport aux possibilités d’emplois dans le milieu universitaire au Canada de 2002 à 2010

Figure 1.1 SSH doctoral graduates vs. university employment opportunities in Canada 2002–2010

Sources : CRSH (2011) et Statistique Canada (2013)

Description du graphique

Figure 1 : Diplômés au doctorat en sciences humaines par rapport aux possibilités d’emplois en dans le milieu universitaire au Canada de 2002 à 2010

Ce diagramme linéaire montre le nombre de diplômés au doctorat en sciences humaines par rapport aux nombres d’emplois disponibles dans le milieu universitaire au Canada, entre 2002 et 2010. Les données proviennent d’un rapport du CRSH, publié en 2011 ainsi que des données de Statistiques Canada, publiées en 2013.

On retrouve deux lignes dans ce diagramme, l’une d’elle représente le nombre de doctorats en sciences humaines décernés au Canada alors que l’autre représente le nombre de postes à pourvoir dans le domaine des sciences humaines dans les universités canadiennes, sur une échelle de 0 à 3000 en montant par tranche de 1000.

Voici un aperçu du nombre de doctorats décernés par rapport au nombre de postes à pourvoir :

Nombre de doctorats en sciences humaines décernés au Canada : 1593 en 2002, 1785 en 2006, 2094 en 2010.
Nombre de postes à pourvoir en sciences humaines dans les universités canadiennes : 2603 en 2002, 2335 en 2006, 916 en 2010.

Besoin des étudiants en matière de soutien financier

De multiples sources de données soulignent l’importance de fournir un soutien financier aux étudiants au doctorat afin qu’ils puissent terminer leurs études. Plus précisément, selon l’analyse documentaire, les entrevues et le sondage, les BD répondent à un besoin financier des étudiants au doctorat. En effet, bon nombre d’entre eux se heurtent à des pressions économiques, y compris des dettes engagées au cours de leurs études, ce qui les oblige parfois à occuper un emploi rémunéré en plus d’assister aux cours et d’effectuer de la rechercheNote de bas de page 33. En fait, environ les trois quarts (74 %) des bénéficiaires de BD sondés ont indiqué qu’ils étaient moyennement à extrêmement préoccupés par leur situation financière avant de présenter une demande pour leur programme d’études.

Par conséquent, pour la plupart des bénéficiaires de BD, la bourse leur a permis de se concentrer sur les exigences d’obtention de leur diplôme et sur leurs travaux de recherche. Les données probantes recueillies lors des entrevues et des sondages l’ont confirmé. Les résultats d’entrevue ont révélé qu’au cours de leurs études, les bénéficiaires de BD consacraient en moyenne la plus grande partie de leur temps à des travaux pour satisfaire aux exigences de leur diplôme (moyenne : 46,15 heures par semaine) et à d’autres activités de recherche ou d’enseignement (moyenne : 14,76 heures par semaine). En outre, ils accordaient le moins de temps à un emploi non universitaire (4,28 heures par semaine en moyenne). Les bénéficiaires d’une BESC-D ont déclaré des chiffres semblables : ils consacraient en moyenne 43,18 heures par semaine à des travaux pour satisfaire aux exigences de leur diplôme, 12,75 heures à d’autres activités de recherche ou d’enseignement et 2,33 heures à un emploi non universitaire. À l’opposé, les non-bénéficiaires consacraient chaque semaine beaucoup plus de temps à un emploi non universitaire (10,35 heures par semaine) et un peu moins de temps aux travaux pour satisfaire aux exigences de leur diplôme. De plus, les non-bénéficiaires étaient bien plus susceptibles (36 %) que les bénéficiaires de BD (9 %) et de BESC-D (7 %) de signaler qu’ils avaient dû occuper un emploi rémunéré non universitaire par nécessité. Ces constatations révèlent que les BD, les BESC-D et d’autres bourses permettent aux étudiants de consacrer plus de temps à leur recherche et moins de temps à obtenir l’argent nécessaire pour poursuivre leurs études. Il faut toutefois reconnaître que les BD et les BESC-D limitent le nombre d’heures que les bénéficiaires peuvent travailler.

En ce qui concerne le degré d’endettement des étudiants au doctorat, les données probantes révèlent que les non-bénéficiaires ont accumulé une dette considérablement plus élevée au cours de leurs études : 80 % plus élevée que la dette moyenne des bénéficiaires de BD. Il convient de constater que, même si le programme de BD vise essentiellement à aider les étudiants au doctorat à terminer leurs études dans les meilleures conditions possibles et que la diminution de la dette ne fait pas partie de ses objectifs, il se dégage nettement de l’analyse des diverses sources de données que la diminution de la dette constitue un résultat positif inattendu.

L’aide financière sous forme d’allocations (sommes provenant de subventions de superviseurs de recherche) a aussi été mentionnée comme mécanisme commun à l’appui des étudiants au doctorat et aux chercheurs postdoctoraux. Pour environ 23 % des chercheurs postdoctoraux en sciences humaines, la subvention de leur superviseur de recherche constitue la principale source de financement, suivie par le financement de l’un des trois conseils subventionnaires (IRSC, CRSH, CRSNG)Note de bas de page 34.Les études menées aux États-Unis ont révélé l’incidence positive des postes d’adjoint à la recherche sur la persévérance des étudiants au doctorat et sur l’obtention subséquente du diplômeNote de bas de page 35 Note de bas de page 36. Les chercheurs et les superviseurs consultés ont déclaré que les allocations répondaient à un important besoin, puisqu’elles leur fournissaient du personnel qualifié pouvant les aider dans leur recherche.

Cependant, même si la plupart des personnes interrogées ont reconnu l’importance des allocations, elles ont indiqué qu’elles jugeaient que les BD et les allocations de subventions de recherche répondaient à différents besoins, et qu’il serait donc difficile de soutenir la recherche en sciences humaines uniquement grâce aux allocations. Un modèle fondé uniquement sur les allocations aurait une incidence négative sur l’étendue de la recherche effectuée dans les universités et limiterait les possibilités de perfectionnement professionnel en associant les étudiants aux projets de chercheurs qui ne correspondent peut-être pas à leurs intérêts, pour paraphraser les personnes interrogées. Les personnes interrogées ont indiqué que l’adoption d’une approche fondée uniquement sur les allocations ferait perdre les avantages des BD, comme le prestige, le temps libre, l’autonomie et la possibilité de se consacrer à leurs propres champs d’intérêt. En réalité, les allocations sont considérées comme un financement complémentaire s’ajoutant aux autres sources de financement des étudiants. Il est intéressant de noter que, selon une étude américaine Note de bas de page 37, la combinaison d’une bourse d’études, d’une allocation, d’une réduction des droits de scolarité et d’un prêt peu élevé constituaient un soutien financier optimal, améliorant les chances qu’un étudiant termine son programme d’études.

Besoins institutionnels

L’évaluation a confirmé que le programme de BD répond à certains besoins des établissements universitaires fréquentés par les bénéficiaires de BD. Selon les personnes interrogées, le fait qu’un établissement compte des étudiants financés par le CRSH parmi sa population étudiante, particulièrement pour les petites universités, entérine la position de cet établissement en matière de recherche, en raison du prestige associé au concours à l’échelle nationale. L’occasion de financement permet aussi aux universités de financer plus d’étudiants, puisque les fonds qui étaient versés par le département aux étudiants ayant obtenu une BD peuvent alors être attribués à d’autres étudiants qui reçoivent moins de financement.

Besoin de diplômés au doctorat avec une expérience internationale

Un peu plus du quart (environ 28 %) des bénéficiaires de BD sondés ont effectué toutes leurs études dans une université étrangère. D’après un sondage du CRSH mené en 2011, une proportion similaire (30 %) de bénéficiaires de BD et de BP du CRSH ont déclaré qu’ils avaient suivi leurs études doctorales à l’étranger, un grand nombre d’entre eux ayant étudié aux États-Unis (20 % de tous les bénéficiairesNote de bas de page 38). Selon la preuve documentaire, la mobilité internationale peut fournir divers avantages aux étudiants comme aux établissements et au pays. Selon la perspective des étudiants au doctorat, une expérience internationale leur permet de participer à des collaborations universitaires avec d’éminents chercheurs, ce qui peut accroître la visibilité de ces étudiants dans leur domaine de spécialisation, en plus d’étendre leur apport à la production et à la diffusion de connaissances à l’échelle mondiale. Plus encore,  la plupart des étudiants et des superviseurs sondés étaient d’accord pour dire qu’une expérience internationale telle que celle d’assister à des conférences ou d’en présenter est essentielle pour que les étudiants se fassent remarquer dans leur domaine. Même si la majorité des employeurs ont reconnu qu’une expérience diversifiée était importante (y compris une expérience internationale), il n’y a pas eu de consensus quant à l’importance de celle-ci par rapport aux décisions d’embauche.

L’analyse documentaire a révélé que selon le point de vue institutionnel, les universités canadiennes bénéficient de cette exposition accrue à l’échelle mondiale ainsi que de la mise en place de partenariats avec des universités étrangères et du savoir que ces mêmes étudiants au doctorat rapportent avec eux à leur retour au campusNote de bas de page 39.

Enfin, de nombreux pays reconnaissent l’importance de la mobilité universitaire des étudiants au doctorat. Cette mobilité étudiante est primordiale pour la création de réseaux de recherche, qui à leur tour facilitent la production et la diffusion des connaissances et du savoir. Au Canada, la mobilité internationale d’étudiants au doctorat est un outil efficace qui soutient le partage des connaissances et du savoir à l’échelle mondiale, ce qui donne la chance au Canada d’accroître sa participation dans les secteurs universitaire, public et privéNote de bas de page 40.

Comparaison internationale

Pour en arriver à évaluer la pertinence de la conception des BD, on a inclus une comparaison internationale dans l’analyse documentaire pour être en mesure d’établir les similarités et les divergences entre les bourses doctorales du CRSH et les subventions semblables offertes sur la scène internationale. Cette comparaison s’est concentrée surtout sur les principales différences en matière d’admissibilité et de critères de sélection. Pour ce faire, les BD et les BESC-D ont été comparées aux bourses doctorales financées par les gouvernements fédéraux d’Australie, du Royaume-Uni et des États-Unis. Cela a permis de cerner une approche différente qui favorise l’accès des groupes visés par l’équité en matière d’emploi aux bourses doctorales, ce qui constitue une préoccupation pour la gestion du Portefeuille de la formation en recherche. On a découvert que l’Australie, contrairement au Canada et au Royaume-Uni, offre une bourse distincte à l’intention d’un groupe particulier visé par l’équité en matière d’emploi (Australiens autochtones).  Il se pourrait que cette option soit explorée de façon plus approfondie par l’intermédiaire de la Stratégie intégrée sur la recherche autochtone du CRSH.

Nécessité continue d’appuyer les chercheurs postdoctoraux

La présente évaluation met principalement l’accent sur les BD, dont la dernière évaluation remonte à 2009. Néanmoins, les BP ont été brièvement évaluées pour déterminer si le contexte de l’occasion de financement avait changé depuis la dernière évaluation, en 2012, de même que l’incidence de ces changements potentiels sur la pertinence de cette occasion de financement.

Les changements au sein du marché du travail au Canada, décrits précédemment dans cette section, s’appliquent généralement aussi aux BP. De fait, ils sont semblables à plusieurs des changements cernés dans la dernière évaluation. La dernière évaluation a confirmé qu’il est pertinent de soutenir la recherche postdoctorale dans les sciences humaines pour être en mesure d’aborder les changements suivants :

  • le besoin de travailleurs qualifiés dans une économie du savoir (y compris un engagement continu de la part du gouvernement fédéral);
  • l’augmentation du financement de la recherche universitaire;
  • la nécessité de préparer les étudiants canadiens et les établissements canadiens à la mondialisation du talent en recherche;
  • l’augmentation de la demande pour les BP, comme en témoigne l’augmentation considérable du nombre de demandes depuis 2006;
  • le marché du travail universitaire de plus en plus concurrentielNote de bas de page 41.

Selon le sondage et les entrevues, ce besoin croissant en matière de chercheurs postdoctoraux ne se traduit pas par une reconnaissance et un soutien équivalents envers eux. Malgré la valeur de la BP du CRSH, l’analyse documentaire a révélé que les chercheurs postdoctoraux ont un sentiment d’insatisfaction par rapport à leur salaire et à leurs avantages sociaux. Un sondage effectué en 2013 par MitacsNote de bas de page 42 montre que les chercheurs postdoctoraux en sciences humaines ont déclaré un salaire annuel brut moyen de 41 612 $ de toutes les sources (montant le moins élevé parmi tous les domaines de recherche) au cours de leurs études supérieures.Note de bas de page 43 Cela semble lié davantage au fait que ces individus se retrouvent à une étape transitoire en tant que titulaires de doctorat qui tentent d’entrer sur le marché du travail, et qu’ils ressentent souvent une absence de reconnaissance dans les postes qui leurs sont attribués.

Aussi, comme le démontre la figure 1, le nombre de nouveaux postes disponibles dans les facultés est limitéNote de bas de page 44 malgré l’augmentation générale de la demande de travailleurs hautement qualifiés. Le sondage de Mitacs a montré que de nombreux chercheurs postdoctoraux avaient songé à modifier leurs objectifs professionnels depuis leur entrée en fonction au poste qu’ils occupaient au moment du sondage. Ainsi, la proportion de chercheurs postdoctoraux aspirant à obtenir un poste de recherche au sein d’un département universitaire avait diminué, alors que la proportion de ceux visant tout autre objectif professionnel avait augmenté légèrement. De plus, il y avait aussi une plus grande diversité des professions envisagées par les chercheurs postdoctoraux.

3.1.3 EQ3. Nécessité que le gouvernement fédéral continue d’appuyer les étudiants durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales

D’après l’analyse documentaire, le gouvernement fédéral joue un rôle légitime en ce qui a trait au financement des étudiants au doctorat et des chercheurs postdoctoraux, et il y a un chevauchement limité avec les autres occasions de financement.

Des renseignements contenus dans les documents examinés indiquent que le gouvernement fédéral joue un important rôle en fournissant un soutien aux étudiants au doctorat et aux chercheurs postdoctoraux canadiens en sciences humaines. En effet, comme le mentionne la Loi sur le Conseil de recherches en sciences humaines, le CRSH, à titre d’organisme fédéral de financement de la recherche, a pour mandat de promouvoir et d’appuyer la recherche et la formation postsecondaire en sciences humainesNote de bas de page 45.

Chevauchement avec d’autres occasions de financement canadiennes

Les différentes sources de données ont illustré l’absence de chevauchement avec d’autres occasions de financement disponibles au Canada. Le CRSH permet le cumul des bourses (c.-à-d. détenir d’autres bourses simultanément). Par contre, cela n’est pas toujours permis par les autres occasions de financement. Par exemple, certains programmes de financement universitaires ainsi que certaines des bourses offertes par les programmes provinciaux ne peuvent pas être attribués à un étudiant qui détient une BD. Par conséquent, les étudiants choisissent normalement la BD, puisqu’elle est considérée comme plus prestigieuse et qu’elle offre un financement plus élevé. À titre d’exemple, les règlements de programmes provinciaux dans certaines provinces telles que le Québec ne laissent aucun autre choix aux étudiants que d’accepter une BD. C’est le cas pour le programme de Fonds de recherche du Québec – société et culture (FRQSC), dont l’objectif consiste à offrir une bourse aux étudiants au doctorat pour un maximum de trois ans. Conformément aux règlements du Fonds, si une bourse du FRQSC est offerte à un étudiant à qui on offre aussi une bourse doctorale du CRSH, l’offre du FRQSC est annulée si sa valeur est égale ou inférieure à celle de la BD. Autrement, le montant est réduit selon la différence entre les deux montantsNote de bas de page 46. Les universités fournissent habituellement un soutien de base aux étudiants qui n’ont pas accès à un soutien financier externe tel que les BD.

Dans certains cas, l’université verse un complément ou une bourse complémentaire à un étudiant qui détient une BD (ce qui est autorisé par les règles d’admissibilité aux BD). Une telle pratique est plus courante dans les grandes universités. Il est également possible d’être titulaire d’une bourse à valeur moindre, provenant de sources externes, en plus d’une BD. Toutefois, ces occasions de financement ont une valeur peu élevée et n’ont donc pas été considérées comme un chevauchement par la plupart des agents de liaison ou des doyens.

Incidence des BD sur l’accès aux occasions de financement internationales

Il s’avère que le fait de détenir une BD n’empêche pas les bénéficiaires de recevoir un financement provenant de source étrangère. Effectivement, selon les sondages, parmi les 30 % des bénéficiaires de BD ayant obtenu leur diplôme à l’étranger, 78 % ont reçu du soutien de l’université étrangère qu’ils ont fréquentée. Parmi ceux qui ont étudié à l’étranger mais qui n’ont pas reçu de soutien de l’université, 74 % d’entre eux ont indiqué que leur BD n’était pas une raison clé pour laquelle ils n’ont pas reçu de financement étranger.

3.2 Rendement : Efficacité

3.2.1 EQ4. Mesure dans laquelle l’occasion de financement des BD a attiré des étudiants au doctorat à la recherche doctorale

Le programme de BD a eu une incidence positive sur les objectifs universitaires des étudiants en lien avec leurs études. La distribution des demandes et l’attribution des bourses à différents groupes correspond à la distribution de ces groupes au sein des étudiants doctoraux canadiens. Les établissements postsecondaires ont mis en place une approche équitable et rigoureuse de sélection des demandes à transmettre au CRSH.

Attirer à la recherche doctorale des étudiants en sciences humaines prometteurs

Selon la source de données administratives, le taux de succès des étudiants demandant une BD, dans son ensemble, est demeuré stable entre 2009 et 2013. Cependant, il convient de noter que pour les fins de cette évaluation, les taux de succès ont été calculés en tenant compte des concours nationaux seulement, et qu’il existe un système de quota à cette fin, ce qui explique cette stabilitéNote de bas de page 47. Le taux de réussite allait de 48 % à 57 % du nombre total de demandes reçuesNote de bas de page 48. Le rôle que jouent les BD pour attirer plus d’étudiants doctoraux est moins clair; les résultats des entrevues et des sondages indiquent que d’autres considérations ont guidé la décision des étudiants au doctorat. Un peu moins de la moitié des bénéficiaires de BD ont déclaré que la possibilité de recevoir une bourse a été un facteur moyennement à extrêmement important dans leur décision de s’inscrire à leur programme universitaire. De plus, 60 % des répondants au sondage ont indiqué qu’ils auraient poursuivi leurs études supérieures sans le soutien d’une bourse. En fait, selon les renseignements obtenus grâce au sondage auprès des détenteurs d’une BD et aux entrevues, la plupart des étudiants étaient déjà inscrits à leur programme lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient recevoir la bourse.

En ce qui concerne la portée de la participation des étudiants, l’évaluation a confirmé que la proportion des demandes et des bourses liées à différents groupes démographiques et à diverses disciplines des sciences humaines répond aux attentes de la direction du programme, compte tenu de la prévalence de ces groupes parmi les étudiants canadiens au doctorat. Les données du sondage ont démontré des tendances très semblables à celles de l’examen administratif. Voici les principales constatations concernant la représentation de ces groupes :

  • Une faible majorité des demandes de BD ou de BESC-D (62 %) et des bourses attribuées (63 %) pour la période de 2009 à 2013 concernaient des étudiantes. Cela concorde avec la proportion de femmes inscrites à des études au doctorat en sciences humaines au Canada, qui était de 61 % en 2008Note de bas de page 49.
  • Il n’y a pas de différence majeure entre le taux de réussite des demandes en anglais et celui des demandes en français. La plupart des demandes de BD ou de BESC-D (82 %) et des bourses accordées (82 %) étaient liées à des étudiants qui ont communiqué avec le CRSH en anglais. Ces statistiques ne correspondent pas nécessairement avec le profil démographique linguistique des demandeurs, puisque les étudiants peuvent présenter leur demande dans une langue autre que leur langue maternelle (p. ex. s’ils fréquentent un établissement ne pouvant pas traiter une demande dans une autre langue) Note de bas de page 50.
  • 11 % des bénéficiaires de BD sondés ont déclaré être membre d’une minorité visible; 2 % sont des Autochtones; et 2 % ont une forme quelconque de handicap. La proportion de bénéficiaires de BD appartenant à un groupe désigné est très semblable à celle des bénéficiaires de BESC-D et de non-bénéficiaires appartenant à  ces mêmes groupes.
  • La majorité des demandes reçues (60 %) et des bourses accordées (61 %) concernaient les sciences sociales (par rapport aux sciences humaines et aux études interdisciplinaires).
  • Au cours des années concernées, les taux de réussite étaient généralement semblables, voire égaux, d’une province à l’autreNote de bas de page 51.
  • La majorité des demandes (87 %) et des bourses attribuées (86 %) pour la période de 2009 à 2013 étaient liées à des établissements canadiensNote de bas de page 52.

Incidence de l’attribution de BD sur les objectifs universitaires des étudiants et sur le financement de leurs études

D’après les entrevues et les sondages effectués auprès d’étudiants, les BD ont eu une incidence positive sur leur situation financière durant leurs études, ce qui leur a permis de se concentrer davantage sur leur scolarité. Plus précisément, presque tous les bénéficiaires de BD sondés (98 %) ont déclaré que la bourse avait eu une incidence positive sur leur situation financière pendant qu’ils étaient aux études, ainsi que sur leur situation actuelle. Cependant, la valeur totale des bourses d’autres sources ne variait pas beaucoup d’un groupe à l’autre (environ 30 000 $ par étudiant en moyenne). Il est bon de souligner que le total des bourses ne comprend pas les fonds des BD ou des BESC-D, ce qui accroît considérablement le montant total des fonds reçus par les bénéficiaires de BD ou de BESC-D. Donc, les bénéficiaires de bourses reçoivent une somme plus élevée que les non-bénéficiaires en raison de la valeur de la bourse.

De plus, les bénéficiaires de BD ont signalé qu’ils recevaient davantage de bourses ou de prix de leur université que les non-bénéficiaires, ce qui semble contredire des constatations antérieures selon lesquelles les fonds ministériels peuvent être distribués parmi les étudiants qui n’ont pas reçu de financement. Cela s’explique par le fait que certaines universités redistribuent à d’autres étudiants au doctorat les bourses de l’établissement qui avaient dans un premier temps été attribuées à des bénéficiaires de BD, mais que d’autres n’en font rien. Ainsi, les différences dans le sondage entre les bénéficiaires de BD et les non-bénéficiaires peuvent dépendre de l’université.

Les anciens étudiants et les étudiants actuels sondés ont déclaré que le fait d’avoir accès à une BD qui offre des fonds stables et considérables  leur a évité d’avoir à chercher un emploi à temps partiel et leur a permis de se concentrer entièrement sur leurs études. Dans le même ordre d’idées, les résultats du sondage ont révélé que, comparativement aux bénéficiaires de BD, les personnes n’ayant pas reçu de bourse ont consacré plus de temps à leurs activités non universitaires au cours de leurs études et moins de temps aux exigences de leur diplôme, en plus d’avoir contracté une dette plus importante à la fin de leurs études. Enfin, comme les BD sont considérées comme prestigieuses, les étudiants ont affirmé que le fait d’en être détenteur a eu comme effet de renforcer leur curriculum vitæ.

Approche des établissements postsecondaires pour l’octroi de bourses

Les données probantes des entrevues et des consultations avec les responsables des BD ont permis de conclure que l’approche mise en place par les établissements postsecondaires répond à leurs attentes en matière d’équité et de rigueur, du recrutement à l’évaluation et à la sélection des meilleurs candidats. Il semble que les universités tentent de tendre le bras à un large éventail d’étudiants par l’intermédiaire de différents moyens, notamment des séances d’information, des communications en ligne sur le site Web de l’établissement et des courriels aux étudiants. Toutefois, seulement quelques universités, indépendamment de leur taille, ont déclaré avoir utilisé des stratégies favorisant l’inclusion de groupes désignés alors que la preuve documentaire révèle qu’au moins quelques-uns de ces groupes (p. ex. les étudiants autochtones) sont habituellement sous-représentés parmi les étudiants au doctoratNote de bas de page 53.

En outre, les bénéficiaires de BD ont indiqué que les universités leur ont fourni une aide considérable pour la préparation de leur demande, essentiellement par l’intermédiaire de leur superviseur, mais aussi par l’entremise de formation et d’ateliers organisés par les universités.

Les entrevues et les consultations avec les responsables des BD ont révélé que les mécanismes de sélection des établissements répondaient aussi à leurs attentes. Toutes les universités canadiennes admissibles ont un comité central qui évalue et sélectionne les meilleures demandes qui sont ensuite envoyées au CRSH. Toutes les grandes universités disposent d’un système à deux voies selon lequel les départements doivent évaluer et transmettre les meilleures demandes au comité central. Les demandes sont ensuite distribuées aux membres du comité central qui les évaluent et leur attribue une note en fonction de leur expertise. Pour ce qui est des petites universités, la plupart ne soumettent pas les demandes à l’évaluation départementale. Celles-ci sont plutôt acheminées à un bureau central, puis transmises au comité central aux fins d’évaluation, étant donné que ces établissements reçoivent moins de demandes. On s’attend ensuite à ce que les membres du comité central examinent chaque demande (y compris celles qui ne concernent pas leur domaine d’expertise) transmise par les départements. Toutes les universités, peu importe leur taille, affirment que leur comité central utilise les mêmes critères que les comités nationaux du CRSH. Quelques universités de grande taille ou de taille moyenne ont indiqué qu’elles utilisaient également les critères du CRSH à l’échelon départemental.

3.2.2 EQ5. Mesure de la contribution du type de soutien reçu au milieu de formation, aux expériences, aux compétences et aux réseaux professionnels des étudiants

Le programme de BD semble avoir eu une incidence positive sur le type des recherches menées par les étudiants, sur les interactions entre ceux-ci et leur superviseur ainsi que sur leur expérience internationale. Les bénéficiaires de BD sont très satisfaits des occasions de perfectionnement de leurs compétences qui leur sont offertes.

Environnement de formation

Les données probantes des entrevues ont souligné deux des principaux avantages des BD pour l’environnement de formation des étudiants. Premièrement, grâce à cette occasion de financement, les étudiants ont pu passer plus de temps à travailler sur leur propre recherche, sans avoir à consacrer de leur temps à d’autres tâches liées aux autres occasions de financement, par exemple des postes d’adjoints de recherche ou à l’enseignement. Deuxièmement, les bénéficiaires de BD n’auront peut-être pas à vivre autant d’incertitude financière que ceux qui reçoivent des fonds moins élevés. D’un autre côté, certains étudiants bénéficiaires de BD indiquent qu’ils n’ont pas la chance de bénéficier des expériences professionnelles et d’enseignement liées aux postes d’adjoint de recherche ou à l’enseignement offertes avec les autres sources de financement.

Le fait de détenir une BD semble avoir une incidence positive sur les interactions entre les bénéficiaires et les chercheurs, les autres étudiants et les autres stagiaires. Selon certains représentants universitaires interrogés, les BD étant prestigieuses, les bénéficiaires sont mieux considérés, notamment par leurs pairs. En outre, les superviseurs sondés ont mentionné que leurs relations avec les bénéficiaires de BD sont plus étroites, plus spécialisées et plus orientées sur la recherche par rapport aux titulaires d’allocation. Plus précisément, les superviseurs ont comparé leurs interactions avec les titulaires d’allocation à une relation employeur-employé dans laquelle les étudiants jouent un rôle de soutien dans la recherche de leur superviseur. Néanmoins, d’autres facteurs clés peuvent avoir eu une incidence sur l’environnement de formation, comme le degré d’intégration de l’étudiant dans l’équipe de recherche, la taille et la diversité de la cohorte et la culture de l’établissement.

Compétences professionnelles, de recherche et d’enseignement

Les nombreuses sources de données ont permis de constater que l’indépendance qu’offre les BD sur le plan financier et en lien avec la recherche a permis aux bénéficiaires de se perfectionner pleinement en tant que chercheurs. Plus précisément, les données probantes de la revue documentaire indiquent que les bénéficiaires ont acquis des aptitudes en matière de pensée critique et créative, de recherche et d’analyse de données, de réseautage, de collaboration et de communication interpersonnelle.

Les bénéficiaires de BD sont très satisfaits des occasions que leur programme leur a offertes en ce qui concerne le perfectionnement de leurs compétences, mais leur degré de participation aux activités de perfectionnement des compétences n’est pas aussi évident. Ils ont signalé un taux de satisfaction plus élevé que les non-bénéficiaires en ce qui a trait aux possibilités mises à leur disposition pour les aider à améliorer  leurs compétences personnelles, professionnelles, de recherche et d’enseignement. Ils ont aussi consacré plus de temps au perfectionnement de leurs compétences : en moyenne, ils consacraient 61 heures par semaine à des activités de recherche et d’enseignement dans le cadre de leurs études ainsi qu’en dehors de leurs études, comparativement à 53 heures pour les non-bénéficiaires. Il est toutefois paradoxal de constater que les bénéficiaires de BD ont signalé un degré de participation plus faible aux activités personnelles, professionnelles, de recherche et d’enseignement au cours de leur programme universitaire, comparativement aux bénéficiaires de BESC-D et aux non-bénéficiaires. Les seules exceptions sont les domaines de recherche liés aux compétences non techniquesNote de bas de page 54, au sujet desquels les bénéficiaires de BD sondés ne se distinguaient pas considérablement des non-bénéficiaires, et les domaines personnels/professionnels non techniquesNote de bas de page 55, auxquels ils participaient considérablement plus que les bénéficiaires de BESC-D. En outre, les bénéficiaires de BD étaient moins susceptibles que les bénéficiaires de BESC-D de participer à un stage ou à un échange international d’étudiants dans le cadre de leur programme de doctorat. Il est peu probable que cela soit lié au fait que les étudiants bénéficiaires de BD ont eu l’opportunité d’obtenir leur diplôme dans des universités à l’étrangerNote de bas de page 56.

Expérience internationale

Comme susmentionné, les bénéficiaires de BD peuvent obtenir la bourse tout en fréquentant une institution étrangère. Cette flexibilité semble avoir avantagé les étudiants bénéficiant d’une BD. D’après les résultats du sondage, 61,2 % des bénéficiaires de BD ont déclaré qu’ils avaient eu une expérience universitaire quelconque à l’étranger, et plus du quart (29 %) ont suivi toutes leurs études supérieures dans une université étrangère. Alors que les bénéficiaires de BD qui ont une telle expérience internationale ont une forte opinion sur l’importance de celle-ci dans le cadre de leur éducation et de leur carrière subséquente, l’expérience internationale a été notée comme légèrement importante ou pas du tout importante (1 ou 2 sur une échelle de sept points) en ce qui a trait aux objectifs professionnels de la moitié (52,2 %) des bénéficiaires de BD.

3.2.3 EQ6. Apport du programme de BD à la formation de PHQ occupant des postes fortement axés sur la recherche dans divers secteurs au Canada et à l’échelle internationale

Le programme de BD a contribué à augmenter la capacité des étudiants d’obtenir leur diplôme, sans toutefois réduire le temps de réalisation. L’évaluation a aussi clairement révélé que les bourses doctorales ont accru la capacité des bénéficiaires de conserver un poste fortement axé sur la recherche au Canada et, dans une mesure moindre, à l’étranger. Les anciens bénéficiaires sont plus susceptibles que les non-bénéficiaires d’avoir un emploi, de toucher un meilleur salaire et de travailler dans le milieu universitaire ou d’occuper un poste fortement axé sur la recherche. Les bénéficiaires travaillant à l’université appartiennent plus souvent à une faculté de recherche et moins souvent aux membres auxiliaires du corps professoral que les non-bénéficiaires. Ils affirment qu’ils occupent des postes plus étroitement liés à leur programme d’études et estiment que leur formation au doctorat les a mieux préparés à l’emploi par rapport aux non-bénéficiaires.

Temps pour obtenir un diplôme

L’évaluation confirme que grâce aux BD, la plupart des bénéficiaires ont mené à bien leur programme d’études. Les bénéficiaires de BD de la première cohorte (de 2004 à 2009) étaient plus susceptibles d’indiquer qu’ils avaient terminé leurs études (90 %) que les bénéficiaires de BESC-D (82 %) et les non-bénéficiaires (81 %). Cependant, le fait de détenir une bourse ne semble pas avoir modifié le temps requis pour obtenir un doctorat. En effet, d’après les résultats du sondage, le temps moyen requis par les trois groupes était semblable (cinq ans et de deux à cinq mois).

Il convient de noter qu’une série de facteurs autres que la disponibilité d’un soutien financier a probablement eu une incidence sur le temps requis pour l’obtention du diplôme, tel que le lieu des études (établissement canadien ou étranger), la situation personnelle ou professionnelle entraînant une absence et le type de programme universitaire (p. ex. maîtrise et doctorat jumelés).

Capacité d’occuper un poste axé sur la recherche au Canada et à l’étranger

Le programme de BD a également accru la capacité des anciens bénéficiaires d’occuper des postes axés sur la recherche au Canada. Selon les résultats des sondages, les bénéficiaires de BD de la première cohorte étaient plus susceptibles de travailler à temps plein que les non-bénéficiaires (81 % comparativement à 77 %; Figure 2). Par comparaison, le pourcentage des bénéficiaires de BD est légèrement moins élevé que celui des titulaires d’une bourse du CRSH (90 %) ayant déclaré qu’ils occupaient un emploi à temps plein en 2012Note de bas de page 57. En ce qui a trait au secteur d’emploi (Figure 3), les bénéficiaires de BD sont plus susceptibles de travailler dans une université (84 % dans la première cohorte), une proportion semblable à celle des bénéficiaires de BESC-D (81 %), mais bien plus élevée que celle des non-bénéficiaires (70 %). L’analyse documentaire a révélé des taux semblables en ce qui concerne les bénéficiaires de BD et de BESC-D. Au sujet du type de travail effectué, d’après les répondants qui travaillent dans les universités, les bénéficiaires de BD étaient plus susceptibles que les non-bénéficiaires de faire partie de la faculté de recherche (58 % comparativement à 43 %) et moins susceptibles de faire partie du corps professoral (9 % comparativement à 16 %). De surcroît, les bénéficiaires de BD de la première cohorte travaillant dans des secteurs autres que le milieu universitaire étaient deux fois plus susceptibles que les bénéficiaires (51 % comparativement à 27 %) de travailler à titre de chercheurs.

Figure 2 Situation d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015

Figure 2 Situation d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015

Description du graphique

Figure 2 : Situation d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant participé au sondage, en janvier 2015.

Ce diagramme à bandes verticales triples montre la situation d’emploi des bénéficiaires de BD, des bénéficiaires de BESC-D et non-bénéficiaires, en janvier 2015. 

Sur l’axe des x, on retrouve quatre regroupements de trois bandes verticales pour chacune des deux cohortes pour un total de huit regroupements de trois bandes chaque. Chaque regroupement est défini selon les catégories suivantes : travail à temps plein, travail à temps partiel, sans-travail (cherche un emploi) et sans-travail ne cherche pas d’emploi. Dans chaque regroupement, la couleur bleue représente les non-bénéficiaires, la couleur mauve représente les bénéficiaires de BESC-D et la couleur verte représente les bénéficiaires de BD. 

L’axe des y montre le pourcentage des non-bénéficiaires, des bénéficiaires de BESC-D et des bénéficiaires de BD, pour chaque catégorie de situation d’emploi, sur une échelle de 0 % à 100 %, en montant par tranche de 10 %.

La proportion des répondants pour chaque situation d’emploi, par cohorte, se retrouve ci-dessous :
Cohorte 1, travail à temps plein : 77% non-bénéficiaire, 83% bénéficiaires du BESC-D, 87% bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, travail à temps partiel : 15% non-bénéficiaire, 9% bénéficiaires du BESC-D, 9% bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, sans travail, cherche un emploi : 5% non-bénéficiaire, 7% bénéficiaires du BESC-D, 3% bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, sans travail, ne cherche pas d’emploi : 3% non-bénéficiaire, 1% bénéficiaires du BESC-D, 1% bénéficiaires de BD.

Cohorte 2, travail à temps plein : 58 % non-bénéficiaire, 84 % bénéficiaires du BESC-D, 78 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, travail à temps partiel : 26 % non-bénéficiaire, 8 % bénéficiaires du BESC-D, 15 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, sans travail, cherche un emploi : 13 %, non-bénéficiaire, 7 % bénéficiaires du BESC-D, 6 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, sans travail, ne cherche pas d’emploi : 4 % non-bénéficiaire, 1 % bénéficiaires du BESC-D, 1 % bénéficiaires de BD.

Source : Sondage des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires

Figure 3 Secteur d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015

Secteur d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015 

Source : Sondage des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires

Description du graphique

Figure 3 : Secteur d’emploi des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires ayant déclaré qu’ils travaillaient, janvier 2015

Ce diagramme à bandes verticales triples montre le secteur d’emploi des bénéficiaires de BD, des bénéficiaires de BESC-D et non-bénéficiaires, en janvier 2015. 

Sur l’axe des x, on retrouve quatre regroupements de trois bandes verticales pour chacune des deux cohortes, pour un total de huit regroupements de trois bandes chacun. Chaque regroupement ést défini selon les catégories suivantes : université, gouvernement, secteur privé, sans but lucratif. Dans chaque regroupement, la couleur bleue représente les non-bénéficiaires, la couleur mauve représente les bénéficiaires de BESC-D et la couleur verte représente les bénéficiaires de BD. 

L’axe des y montre le pourcentage des non-bénéficiaires, des bénéficiaires de BESC-D et des bénéficiaires de BD, pour chaque secteur d’emploi, sur une échelle de 0 % à 100 %, en montant par tranche de 10 %.

La proportion des répondants pour chaque secteur d’emploi, par cohorte, se retrouve ci-dessous :
Cohorte 1, université : 77 % non-bénéficiaire, 83 % bénéficiaires du BESC-D, 87 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, gouvernement : 15 % non-bénéficiaire, 9 % bénéficiaires du BESC-D, 9 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, secteur privé : 5 % non-bénéficiaire, 7 % bénéficiaires du BESC-D, 3 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 1, sans but lucratif : 3 % non-bénéficiaire, 1 % bénéficiaires du BESC-D, 1 % bénéficiaires de BD.

Cohorte 2, université : 58 % non-bénéficiaire, 84 % bénéficiaires du BESC-D, 78 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, gouvernement : 26 % non-bénéficiaire, 8% bénéficiaires du BESC-D, 15 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, secteur privé : 13 %, non-bénéficiaire, 7% bénéficiaires du BESC-D, 6 % bénéficiaires de BD.
Cohorte 2, sans but lucratif : 4 % non-bénéficiaire, 1% bénéficiaires du BESC-D, 1 %  bénéficiaires de BD.

Les bénéficiaires de BD affirment qu’ils occupent des postes plus étroitement liés à leur programme d’études par rapport aux non-bénéficiaires (91 % comparativement à 79 %) et ils estiment que leur formation au doctorat les a mieux préparés à l’emploi par rapport aux non-bénéficiaires. En outre, les bénéficiaires de BD de la première cohorte sont aussi moins susceptibles (15 %) d’occuper un poste subalterne que les non-bénéficiaires (30 %) et plus susceptibles de diriger ou d’orienter autrui au sein de leur organisme. Enfin, en matière de salaires, les bénéficiaires de BD de la première cohorte ont déclaré un salaire annuel moyen de 80 413 $, ce qui est supérieur à celui des bénéficiaires de BESC-D et des non-bénéficiairesNote de bas de page 58. Dans la deuxième cohorte, les bénéficiaires de BD ayant obtenu leur diplôme au Canada ont déclaré un salaire plus élevé que ceux ayant étudié à l’étranger.

Ces renseignements témoignent de l’incidence positive de l’octroi d’une BD sur les décisions d’embauche. Les personnes sondées ont cependant mentionné d’autres facteurs qui ont joué un rôle important relativement à leurs possibilités de carrière, notamment le nombre et la qualité des publicationsNote de bas de page 59 , la participation et la qualité du superviseur du demandeur, l’établissement fréquenté, la disponibilité de postes permanents dans le secteur universitaire et les besoins de l’employeur. Selon les résultats des entrevues, en ce qui concerne ce dernier facteur, les employeurs hors du secteur universitaire privilégiaient les candidats détenant un doctorat afin de pourvoir les postes axés sur la recherche. Cependant, en ce qui touche les autres types de postes, les employeurs sondés considéraient généralement que les titulaires de maîtrise étaient plus aptes à l’emploi que les titulaires de doctorat. Cependant, cette constatation ne doit pas être généralisée compte tenu de la petite taille de l’échantillon (n=5).

Bien que les BD encouragent les étudiants à acquérir de l’expérience internationale, celle-ci peut être rapportée au Canada afin d’enrichir la recherche canadienne. Comparativement aux bénéficiaires de BESC-D (14 %) et aux non-bénéficiaires (11 %), un plus grand nombre de bénéficiaires de BD (22 %) de la première cohorte ont déclaré qu’ils avaient vécu à l’étranger au moment du sondage. En effet, le programme de BD autorise les études à l’étranger. Parmi les étudiants de la deuxième cohorte ayant terminé leurs études à l’étranger, 50 % vivaient à l’étranger au moment du sondage. Malheureusement, les statistiques pour la première cohorte ne sont pas disponibles, mais on peut tenir pour acquis qu’elles sont moins élevées, puisque la plupart des répondants bénéficiaires de BD vivant à l’étranger estimaient qu’ils étaient plus susceptibles de revenir au Canada.

3.2.4 EQ7. Mesure dans laquelle le type de soutien aux étudiants a contribué à la diffusion des connaissances des étudiants ainsi qu’à la productivité en matière de recherche des étudiants et des chercheurs

Les sources de données montrent que les BD ont joué un rôle de premier plan dans la production et la diffusion des résultats de recherche des étudiants qui ont rédigé et corédigé des articles évalués par des pairs, des documents de recherche, des chapitres et des publications techniques, et qui ont fait des présentations à des conférences.

Production de résultats de recherche

Les entrevues et les sondages révèlent que l’octroi de BD a eu une incidence positive sur la quantité des résultats de recherche des bénéficiaires. Effectivement, comme l’illustre le Tableau 2, les bénéficiaires de BD sondés ont déclaré qu’ils avaient, en moyenne, rédigé et corédigé plus d’articles évalués par des pairs, de documents de recherche, de chapitres et de publications techniques, et qu’ils avaient donné plus de présentations à des conférences au cours de leur programme universitaire que les non-bénéficiaires. Certains des étudiants interrogés ont fourni une explication vraisemblable : les étudiants bénéficiant d’une BD avaient plus de temps et une plus grande liberté financière pour produire des résultats et diffuser des connaissances lors de conférences que les non-bénéficiaires.

Parmi les bénéficiaires de BD, les répondants en sciences sociales ont déclaré avoir publié plus d’articles évalués par des pairs et fait plus de présentations à des conférences que leurs homologues en sciences humaines. Sans surprise, ces derniers ont produit un plus grand nombre d’installations artistiques, de productions et d’expositions que les répondants en sciences sociales.

Tableau 2 Nombre moyen de résultats de recherche produits pendant le programme d’études

Résultats de recherche

BD

Non-bénéficiaires

Articles évalués par des pairs

2,54

1,71 *

Documents de recherche, livres, chapitres de livres, publications techniques

1,65

1,30 *

Littérature grise

1,34

1,25

Présentations dans le cadre de conférences

9,29

7,24 *

Présentations dans le cadre de conférences internationales

4,63

3,47 *

Installations artistiques, productions et expositions

0,58

0,71

Outils de recherche

0,77

0,84

Outils pour activités connexes à la recherche

0,69

0,59

Demandes de brevets

0,00

0,01

Brevets délivrés

0,00

0,01

Autres demandes relatives à la propriété intellectuelle (PI)

0,09

0,12

Demandes relatives à la PI accordées

0,09

0,11

Remarque : cohorte 2 (2009 à 2012)
*Différences considérables par rapport aux réponses des bénéficiaires des BD (α = 0,05)

Source : Sondage des bénéficiaires de BD et de BESC-D et des non-bénéficiaires

Diffusion des connaissances

Selon les résultats du sondage, lorsque le programme de BD a une incidence, c’est essentiellement sur la recherche (c.-à-d. que parmi les répondants auxquels on a demandé l’incidence sur leur recherche, 55 % ont indiqué qu’il y avait eu une incidence sur leurs recherches ultérieures) et, dans une mesure moindre, sur leurs pratiques et leur comportement dans les secteurs public et privé (21,3 %) ainsi que sur les politiques (20,3 %). Voici quelques exemples généraux sur les types d’incidence du financement des BD :

  • Incidences sur la recherche : les résultats ont influencé les recherches ultérieures (y compris les citations); les résultats de la recherche ont ultérieurement été utilisés par des répondants dans des travaux de recherche ou d’enseignement ou dans le perfectionnement de compétences de recherche; les méthodes ou les outils mis au point ont été utilisés dans des recherches ultérieures; et les résultats de recherche ont contribué à façonner les débats universitaires.
  • Incidences sur les pratiques et comportements : les résultats de recherche ont modifié les comportements des participants, amélioré les relations entre des groupes hétéroclites ou entre différents secteurs et ils ont été intégrés dans les lignes directrices.
  • Incidences sur les politiques : les résultats de recherche ont influencé la planification stratégique dans le secteur public, sur la législation et sur les accords internationaux (p. ex. commerce).

Incidence sur la productivité des chercheurs

Les sources de données sur l’incidence des BD sur la productivité des chercheurs établis étaient contradictoires. En réalité, les personnes interrogées étaient divisées sur la question. Certaines ont indiqué qu’elles n’avaient constaté aucun lien direct entre leur recherche et celle des bénéficiaires de BD, tandis que d’autres étaient très satisfaites d’avoir travaillé avec des étudiants novateurs et collaboré avec eux à des publications. Cette divergence d’opinions s’explique peut-être par l’ampleur de la participation des étudiants aux projets des chercheurs.

3.3 Rendement : Efficience et économie

3.3.1 EQ8 : A-t-on recours aux moyens les plus efficaces et efficients pour exécuter l’occasion de financement des BD?

EQ8.1. Est-il possible d’améliorer l’efficacité de la prestation (c.-à-d. est-il possible de réaliser les résultats et les extrants de façon plus économique)?

Dans l’ensemble, d’après l’évaluation, la bourse doctorale est décernée de façon économique. Les intervenants ont souligné quelques aspects à améliorer, mais la preuve indique que des mesures internes ont déjà été prises à cet égard, et qu’on s’est aussi soucié de régler d’autres problèmes liés à l’efficacité.

Les résultats de l’Analyse de l’efficacité du programme montrent que le programme de BD a été exécuté de façon efficace. On a constaté qu’il implique une moyenne peu élevée de dépenses administratives par rapport au total des dépenses (6 %) au cours de la période de 2009-2010 à 2013-2014. Ce pourcentage a diminué, passant de 6,08 % à 5,92 % dans cette période (Tableau 4 ). Normalement, on s’attend à ce que ces dépenses représentent moins de 10 à 15 % des dépenses totalesNote de bas de page 60. Le rapport entre les dépenses administratives et les dépenses de subvention était aussi peu élevé. L’administration du programme de BD coûte environ 6 $ par tranche de 100 $ de bourse versés. L’efficacité de l’occasion de financement des BD est due au temps que les bénévoles ont consacré à l’évaluation par les pairs et aux activités de comité. La valeur du temps consacré par les bénévoles est évaluée à 1 176 000 $ de 2009-2010 à 2013-2014, ce qui représente une économie d’environ 13 % des frais administratifs totaux de l’occasion de financementNote de bas de page 61. Cette efficacité s’explique aussi par la délégation d’une partie du processus de sélection aux universités canadiennes, qui s’occupent de la première vague de sélection.

Tableau 3 BD : Pourcentages et rapports des dépenses administratives par rapport aux dépenses de subvention de 2009-2010 à 2013-2014

Exercice Total – Dépenses de subvention Total – Dépenses administratives Dépenses administratives par tranche de 100 $ de dépenses de subvention % des dépenses administratives (dépenses de subvention + dépenses administratives)
2009-2010  26 967 055 $ 1 746 517 $ 6,48 6,08
2010-2011  26 095 005 $ 1 806 877 $ 6,92 6,48
2011-2012   23 351 838 $ 1 527 421 $ 6,54 6,14
2012-2013  23 115 706 $ 1 405 167 $ 6,08 5,73
2013-2014  23 307 020 $ 1 467 708 $ 6,30 5,92
Total  122 836 624 $ 7 953 689 $ 6,48 6,08

Source : Ensembles de données financières du programme de BD de la Division des finances du CRNSG et du CRSH et des secteurs de programme

On évalue mieux l’efficacité d’un programme en le comparant à d’autres programmes similaires. Par conséquent, l’évaluation a révélé qu’il n’existait aucune différence majeure entre le rapport coût-efficacité (dépenses administratives comparativement aux dépenses de subvention) du programme de BD et les trois comparateurs canadiens, soit la BP du CRSH, la BESC-D du CRSH et les bourses ES (Tableau 4). Le rapport des dépenses administratives par rapport aux dépenses de subvention du programme de BD se rapproche davantage de celui des BESC-D (une autre occasion de financement à l’intention des étudiants aux cycles supérieurs en sciences humaines) que de celui du programme de BP s’adressant aux récents diplômés d’un programme doctoral en sciences humaines ou des bourses ES pour les étudiants aux cycles supérieurs en sciences naturelles et en ingénierie. Les similarités avec les BESC-D ne sont pas surprenantes, puisque ces deux occasions de financement sont administrées selon le même processus.

Tableau 4 Rapport coût-efficacité des BD et des comparateurs (2009-2010 à 2013-2014)

Occasion de financement Dépenses de subvention Dépenses administratives Dépenses administratives /
Dépenses de subvention
% des dépenses administratives (dépenses de subvention + dépenses administratives)
BD 122 836 624 $ 7 953 689 $ 6,48 6,08
BP 53 681 036 $ 3 652 906 $ 6,80 6,37
BESC-D 360 609 588 $ Note de bas de page 62 23 198 968 $ 6,43 6,04
Bourses ES 166 337 468 $ 9 103 045 $ 5,47 5,19

Source : Ensembles de données financières du programme de BD de la Division des finances du CRNSG et du CRSH et des secteurs de programme

Satisfaction envers la prestation du programme

Dans l’ensemble, les entrevues et les sondages des étudiants révèlent un niveau élevé de satisfaction envers tous les aspects de la prestation du programme. Entre autres, les bénéficiaires de BD sondés étaient entièrement satisfaits des renseignements disponibles sur l’existence de la bourse (90 %) et sur la façon de présenter une demande (89 %) ainsi que de la valeur monétaire de la bourse (85 %). Toutefois, les entrevues et les groupes de discussion ont permis de constater que la majorité des bénéficiaires de BD, des doyens et des agents de liaison étaient tous d’accord pour dire que le montant de la BD devrait être augmenté pour mieux couvrir les besoins essentiels des étudiants.

Les consultations ont permis de constater que d’autres aspects de la conception et de la prestation du programme de BD pourraient aussi être affinés. Les personnes interrogées ont laissé entendre que le programme pourrait augmenter ou améliorer la transparence de la notation et des critères d’admissibilité, ce qu’ont confirmé les résultats du sondage. D’après ces résultats, même si la plupart des répondants étaient généralement satisfaits par tous les aspects de la prestation du programme, la clarté du processus de sélection (54 % des répondants satisfaits) et l’équité du processus de sélection (57 % des répondants satisfaits) ont été déterminés comme les aspects les moins satisfaisants. Certaines personnes interrogées ont indiqué qu’il fallait préciser les critères d’admissibilité des demandes relatives à la recherche multidisciplinaire effectuée dans des disciplines liées à la santé. Selon ces personnes, même si les demandes sont évaluées officiellement par les universités (et examinées par plusieurs personnes), elles ne sont pas approuvées par le CRSH. Bon nombre d’entre elles ont aussi demandé qu’on fournisse des commentaires détaillés, ou au moins la note individuelle, aux candidats dont la demande est rejetée pour les aider à améliorer leurs demandes ultérieures.

Enfin, les personnes interrogées ont évoqué leur soutien de la mise en œuvre d’un système électronique de présentation de demandes et de rapports de suivi. Elles ont expliqué que le système actuel n’offre pas une interface conviviale aux étudiants et qu’il est chronophage et cher pour les doyens et agents de liaison, qui ont la responsabilité d’étudier les demandes et de les transmettre aux évaluateurs de l’université. En outre, elles ont mentionné que les demandes papier et les lettres de recommandation devaient encore être transmises au CRSH. Certains étudiants semblent ignorer qu’il est possible de soumettre leurs rapports par courriel, et ils ont constaté qu’ils devaient télécopier leurs rapports annuels et semestriels sans jamais recevoir de confirmation qu’ils avaient bien été reçus.

Mesures mises en place pour améliorer la prestation du programme de BD

Les données probantes issues de la revue documentaire montrent que des initiatives internes ont déjà été mises en place pour améliorer la gouvernance, la gestion et la prestation de services du CRSH en matière d’efficacité et d’efficience. Certaines de ces initiatives pourraient aussi régler certains problèmes cernés dans le sondage et les entrevues. Il convient de noter que certains changements récents que le CRSH a apporté dans sa façon d’interagir avec la communauté n’ont probablement pas été mentionnés par les anciens étudiants ayant participé à l’évaluation, puisque ceux-ci n’ont probablement pas connu ces changements du fait qu’ils avaient reçu leur bourse en 2003, au plus tard.

Ainsi, certaines personnes interrogées ont proposé de préciser les critères d’admissibilité des demandes multidisciplinaires. Toutefois, d’après les sources de données recueillies dans les documents sur le programme, le traitement de ces demandes a été simplifié au cours des dix dernières années, et on a fourni beaucoup de soutien aux établissements afin qu’ils puissent transmettre les demandes au conseil subventionnaire approprié (IRSC, CRSNG ou CRSH). Plus précisément, les lignes directrices à propos de l’admissibilité de certains sujets de recherche sur la santé ont été communiquées en 2009Note de bas de page 63.

En ce qui concerne la clarté et la transparence du processus de sélection, un guide général d’évaluation du mérite se trouve sur le site Web du CRSHNote de bas de page 64. Ce guide permet à la communauté de s’informer sur les principes que doivent respecter les évaluateurs pour assurer l’« impartialité et le respect des plus hautes normes d’excellence » du processus d’examenNote de bas de page 65. De plus, des démarches ont été entreprises pour harmoniser les pratiques de notation dans l’ensemble des programmes du CRSH. En ce qui a trait à la communication de la rétroaction aux demandeurs rejetés, un document décrivant les procédures de sélection est joint aux lettres de résultats envoyées aux demandeurs à la fin de chaque concours. Ce document a été révisé en 2010, ce qui clarifie davantage le processus de sélection. En outre, deux groupes de travail internes étudient des moyens de communiquer les résultats et de fournir de la rétroaction aux demandeurs de façon uniforme pour toutes les occasions de financement gérées par le CRSH.

Les autres efforts déjà en cours pour améliorer l’efficacité de la gouvernance, de la gestion et de la prestation de services du CRSH comprennent la mise en œuvre d’un nouveau système électronique de gestion des subventions et l’élaboration de stratégies de mesure du rendement pour chacun des programmes du CRSH.


4.0 Conclusion

Pertinence

Dans l’ensemble, l’évaluation a révélé que le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales du CRSH correspond aux priorités fédérales décrites dans la Stratégie des sciences, de la technologie et de l’innovation de 2014Note de bas de page 66. En accordant des bourses aux chercheurs au doctorat et au niveau postdoctoral qui constituent la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file dans divers secteursNote de bas de page 67, le sous-programme contribue directement à l’atteinte de l’objectif fédéral visant à appuyer les plus brillants esprits afin de réaliser des découvertes révolutionnaires et de repousser les limites du savoirNote de bas de page 68. Compte tenu de l’importance accordée par le sous-programme à la formation de la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file, celui-ci concorde également avec le résultat stratégique 1 du CRSH : « Le Canada est un chef de file mondial de la recherche et de la formation en sciences humainesNote de bas de page 69. »

L’évaluation des données probantes a confirmé que l’occasion de financement de BD demeure manifestement nécessaire. L’appui du gouvernement fédéral aux doctorants est essentiel durant une période où l’on prévoit une hausse, dans divers secteurs du marché du travail canadien, de la demande de diplômés universitaires dans des groupes professionnels axés sur le savoir. Toutefois, malgré cette croissance prévue du nombre de postes axés sur le savoir, si le nombre de postes à pourvoir en sciences humaines dans les universités canadiennes a beaucoup diminué depuis 2006, le nombre de détenteurs de doctorat en sciences humaines a régulièrement augmenté au fil des ans. Ces conclusions indiquent qu’il vaut mieux faire connaître le rôle des doctorats en sciences humaines en dehors du milieu universitaire.

De surcroît, le programme de BD répond au besoin des étudiants de se concentrer sur les exigences d’obtention de leur diplôme et sur leurs travaux de recherche, tout en allégeant les pressions financières. Les impératifs financiers, y compris les dettes engagées au cours des études, risquent autrement d’obliger les étudiants à occuper un emploi rémunéré pendant une bonne partie de leur temps, en plus de participer aux activités liées à leurs études.

Dans les domaines liés aux sciences humaines, le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales du CRSH appuie les étudiants talentueux et les chercheurs postdoctoraux de manière à faire d’eux des chercheurs et des leaders prêts à entrer sur le marché du travail. Il a été établi que ces objectifs sont conformes aux rôles et aux responsabilités du CRSH inclus dans la Loi sur le Conseil de recherches en sciences humaines, soit de favoriser et d’appuyer la recherche et la formation postsecondaires en sciences humaines. D’autres programmes, au Canada comme à l’étranger, fournissent du financement aux étudiants au doctorat et au niveau postdoctoral. L’évaluation a cependant trouvé peu de chevauchement entre ceux-ci et le sous-programme de bourses postdoctorales et doctorales du CRSH, notamment parce que leurs règlements interdisent le cumul des bourses.

Rendement

Les bourses doctorales ont connu des progrès pour ce qui est d’atteindre plusieurs résultats immédiats. Elles appuient les étudiants afin qu’ils réussissent leurs études en leur permettant de se concentrer davantage sur leurs intérêts de recherche. Elles donnent aussi aux détenteurs l’occasion d’acquérir de l’expérience à l’échelle internationale en plus de favoriser les travaux de recherche et la diffusion de leurs résultats. Les détenteurs de bourses doctorales sont très satisfaits des possibilités de perfectionnement offertes au sein de leur programme.

En ce qui concerne l’atteinte de résultats intermédiaires, les BD ont permis d’accroître la disponibilité de PHQ en sciences humaines en améliorant la capacité des bénéficiaires d’occuper des postes axés sur la recherche au Canada et à l’étranger. En fait, les bénéficiaires de BD avaient un taux d’emploi et un salaire plus élevés que les non-bénéficiaires, dans des emplois correspondant davantage à leur domaine d’études.

Dans l’ensemble, l’occasion de financement de BD est exécutée de façon efficace. L’évaluation a révélé qu’il n’existait aucune différence majeure entre le rapport coût-efficacité (dépenses administratives comparativement aux dépenses de subvention) du programme de BD et des trois comparateurs canadiens, soit la BP du CRSH, la BESC-D du CRSH et les bourses ES.

Quelques aspects à améliorer de la prestation du programme ont été cernés. La transparence de la notation et des critères d’admissibilité et le processus de sélection sont des aspects auxquels la direction doit prêter une attention particulière. De plus, on considère que le système de présentation de demandes papier du CRSH constitue un processus cher et chronophage qui devrait être remplacé par un système convivial intégralement offert en ligne.

Le CRSH s’efforce déjà de mettre en œuvre des initiatives internes afin d’améliorer l’efficacité et  l’efficience en matière de gouvernance, de gestion et de prestation des services. Certaines de ces initiatives pourraient régler les problèmes susmentionnés. Par exemple, les documents et les lignes directrices exposant les critères d’évaluation et de sélection des demandes ont été examinés et rendus publics sur le site Web du CRSH. Diverses tentatives ont été faites pour harmoniser les pratiques de notation dans l’ensemble des programmes du CRSH. En outre, le CRSH étudie des moyens de communiquer les résultats et de fournir de la rétroaction aux étudiants de façon uniforme pour toutes les occasions de financement qu’il gère. Enfin, le CRSH envisage de mettre en œuvre un système électronique de demande et de rapports pour les bourses doctorales et d’autres programmes de bourses.

5.0 Recommandations

Recommandation 1 : Le gouvernement fédéral doit continuer d’appuyer les bourses doctorales en raison de leur pertinence élevée, de leur apport clair aux résultats escomptés et de leur prestation efficace.

Comme le montre l’évaluation, l’occasion de financement de BD demeure clairement nécessaire en raison de l’augmentation prévue de la demande de postes axés sur le savoir, à l’échelle macro, et de la nécessité du soutien financier permettant aux étudiants de se concentrer davantage sur leur recherche, à l’échelle micro. À cet égard, on a découvert que les BD sont efficaces pour fournir aux doctorants en sciences humaines le soutien financier leur permettant de produire et de diffuser les résultats de leur recherche et d’obtenir leur diplôme. Les BD contribuent clairement à améliorer la capacité des bénéficiaires, par rapport à celle des non-bénéficiaires, d’occuper des postes axés sur la recherche, en milieu universitaire ou non. De plus, l’évaluation a révélé que cette occasion de financement est exécutée de façon efficace et que des efforts déployés visent à régler les problèmes de conception et de prestation.

Recommandation 2 : Dans le cadre de l’occasion de financement liée aux bourses doctorales, on doit mettre à jour et revoir le formulaire actuel administré à la fin de la période de la bourse afin d’élaborer un processus électronique de compte rendu des réalisations.

Les personnes interrogées s’entendent pour dire qu’un système électronique convivial de rapports s’impose. L’évaluation a révélé que, malgré les efforts déployés pour achever la mise en œuvre du système électronique de gestion des subventions, il est possible d’améliorer davantage les rapports sur les réalisations de recherche des étudiants.

Recommandation 3 : Le CRSH, en collaboration avec des universités, doit encourager les étudiants au doctorat – aussi bien les bénéficiaires de bourses que les non-bénéficiaires – à acquérir des compétences professionnelles.

Cette recommandation découle de plusieurs conclusions indiquant qu’il faut accroître la sensibilisation et mieux préparer les étudiants au doctorat à l’emploi en dehors du milieu universitaire. Plus particulièrement, selon l’évaluation, le nombre de personnes inscrites au doctorat a augmenté régulièrement, alors que le nombre de nominations universitaires a considérablement diminué au cours des dix dernières années. Les résultats du sondage montrent qu’une proportion considérable de répondants, particulièrement des non-bénéficiaires, travaillent hors du milieu universitaire.

Recommandation 4 : Dans le cadre de l’occasion de financement liée aux bourses doctorales, on doit élaborer et mettre en œuvre un système visant à surveiller l’efficacité des mesures prises afin de communiquer plus efficacement les critères d’admissibilité et de notation.

L’évaluation a révélé que les bénéficiaires de BD souhaiteraient que les processus de demande et de sélection soient plus clairs et transparents. Il existe aussi, d’après les sources de données, un besoin en matière de rétroaction détaillée aux demandeurs rejetés, ce qui pourrait aider ces derniers à améliorer leurs demandes ultérieures.

La direction des BD a indiqué que des efforts ont déjà été déployés au cours des quelques dernières années afin de préciser, d’uniformiser et de mieux communiquer les renseignements concernant la notation et les critères d’admissibilité, ainsi que les résultats du processus de sélection. Il est probable que certains de ces changements n’ont pas été mentionnés par d’anciens étudiants ayant participé à l’évaluation, puisque ceux-ci n’ont probablement pas connu ces changements du fait qu’ils avaient reçu leur bourse en 2003, au plus tard. Pour cette raison, l’évaluation n’a pas recommandé d’apporter des modifications additionnelles, préconisant plutôt un système de surveillance permettant de suivre les améliorations découlant des changements déjà apportés et d’effectuer des améliorations progressives, au besoin.


Annexe A – Modèle logique des BD

Annexe A – Modèle logique des BD

Description du graphique

Annexe A : Modèle logique

Le modèle logique des BD se trouve à l’annexe A. On y retrouve six rangées qui contiennent chacune entre une et cinq boîtes de textes. Allant de haut en bas, les rangées sont intitulées comme suit : objectif général en matière de talent, résultats à long-terme, résultats intermédiaires, résultats immédiats, extrants et  activités.  À la droite du modèle, on retrouve une colonne intitulée « portée ».

On retrouve l’objectif général en matière de talent dans la sixième rangée :
Formation de la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file dans le milieu universitaire et dans les secteurs public, privé et à but non-lucratif

On retrouve une boîte de texte dans la cinquième rangée, soit les résultats à long-terme :
Résultat à long terme – Mise en place d’une capacité solide (p. ex. leadership, recherche, gestion, etc.) grâce au déploiement du PHQ à des postes dans le milieu universitaire ainsi que dans les secteurs public, privé et à but non lucratif.

On retrouve deux boîtes de textes dans la quatrième rangée, soit les résultats intermédiaires :

Résultat intermédiaire #1 – Plus grande disponibilité du PHQ en sciences humaines
Résultat intermédiaire #2 – Mobilisation des connaissances en sciences humaines, y compris des approches et des idées novatrices, au Canada et à l’échelle internationale
On retrouve trois boites de textes dans la troisième rangée, soit les résultats immédiats :

Résultat immédiat # 1 – Attirer des étudiants en sciences humaines prometteurs à la recherche doctorale
Résultat immédiat # 2 – Ensemble amélioré et élargi de compétences acquises par les détenteurs (p. ex. formation en recherche, compétences liées aux recherches, etc.) et possibilité d’acquérir une expérience de niveau international
Résultat immédiat # 3 – Production et diffusion améliorées des résultats de recherche (p. ex. thèse)

On retrouve deux boîtes de textes dans la deuxième rangée d’extrants :

Extrant # 1– Communication et services à la clientèle
Extrant # 2 – Bourses octroyées à des candidats prometteurs (qui étudient au Canada ou à l’étranger)

On retrouve cinq boîtes de texte dans la première rangée d’activités.
Activité #1 – Conception / planification / politiques de programme
Activité #2 – Promotion des bourses doctorales du CRSH
Activité #3 – Cogestion du processus de demande avec les établissements postsecondaires canadiens
Activité #4 – Processus d’examen par des experts (concours national)
Activité #5 – Administration des bourses, surveillance financière, mesure du rendement et activités d’évaluation
On retrouve à la droite du diagramme, la colonne « portée » :

Externe :
Collectivité de recherche en sciences humaines, y compris : chercheurs internationaux, étudiants
Secteurs public, privé et sans but lucratif, y compris : décideurs, organismes communautaires, établissements de recherche privés, médias, public canadien

Interne :
CRSH
Comités permanents
Direction et personnel des portefeuilles Talent, Savoir et Connexion et de la Direction des affaires générales
Établissements postsecondaires
Services administratifs communs


Annexe B – Exposé narratif du modèle logique des BD

Activités

  • A1.1 – Conception, planification, politiques de programme
    • La conception, la planification et les politiques de programme comprennent la formulation et la modification de politiques, de règlements et de processus. Cela implique la participation de la direction et du conseil d’administration du CRSH, ainsi que des comités responsables de l’évaluation du mérite, des établissements postsecondaires et de la collectivité en général. Le personnel du CRSH apporte des ajustements de conception.
  • A1.2 – Promotion des BD du CRSH
    • Facilitation de la communication et du partage de renseignements avec les demandeurs potentiels et les établissements postsecondaires. Le CRSH, à l’instar des associations et des établissements postsecondaires canadiens, fait activement la promotion de l’occasion de financement des BD.
  • A1.3 – Cogestion du processus de demande avec les établissements postsecondaires canadiens
    • Le CRSH est responsable d’établir les échéances des demandes et les procédures de sélection pour les BD; ces dernières sont affichées sur le site de l’organisme. En suivant les directives du CRSH, les établissements postsecondaires canadiens (qui ont reçu un quota du CRSH) sont cogestionnaires dans le processus de demande, ce qui signifie qu’ils font la sélection préliminaire à l’échelon de l’établissement et transmettent les meilleures demandes au CRSH aux fins du concours national.
    • Le CRSH gère toutes les demandes soumises directement par les étudiants qui, au moment de la demande, sont inscrits dans un établissement postsecondaire canadien sans quota, de même que ceux qui ne sont pas actuellement inscrits dans un établissement postsecondaire. Les demandes les mieux classées sont transmises en vue du concours national.
  • A1.4 – Processus d’examen par des experts (concours national)
    • Gestion de l’ensemble des aspects du processus d’examen par des experts, y compris la sélection des membres du comité, la coordination et la communication des résultats du concours aux demandeurs. Les comités nationaux de sélection multidisciplinaire évaluent les demandes transmises par les comités de sélection préliminaires ainsi que par les établissements postsecondaires canadiens.
  • A1.5 – Administration des bourses, surveillance financière, mesure du rendement et activités d’évaluation
    • Orientation et aide aux étudiants au doctorat dans la gestion de leurs bourses.
    • Décaissement, comptabilité et activités de surveillance.
    • Activités de mesure du rendement et d’évaluation du programme.
    • De plus, les établissements postsecondaires canadiens confirment l’admissibilité continue et s’occupent de la rétroaction et des rapports financiers concernant les bourses.

Extrants

  • E2.1 Communications et services à la clientèle
    • Mise en place d’un environnement habilitant à l’intention des étudiants au doctorat, notamment des caractéristiques de conception fonctionnelles et efficaces (p. ex. document de demande) et des politiques appuyant le programme Talent et les objectifs du programme de BD du CRSH.
    • Facilitation du partage de l’information avec la collectivité de la recherche, notamment les renseignements accessibles au public et le matériel promotionnel (p. ex. sites Web, webinaires, vidéoconférences, guides, etc.).
    • Rapports sur le concours (p. ex. rendement, rapports financiers ou statistiques). Production d’extrants concernant les aspects clés du programme de BD du CRSH, sous la forme de différents rapports et documents connexes : surveillance et analyse de programme, gestion financière, communication et activités liées à l’évaluation et au rendement du programme.
    • Satisfaction de la clientèle au moyen de communications efficaces et opportunes avec les demandeurs potentiels, les stagiaires actuels et les établissements postsecondaires (p. ex. appels téléphoniques, courriels).
  • E2.2 Bourses octroyées à des demandeurs prometteurs (qui étudient au Canada ou à l’étranger)
    • Un processus réussi d’examen par des experts produisant une liste classée selon le rang des demandeurs retenus et fondée sur les critères d’évaluation établis.
    • À la suite du processus, une BD, une BESC-D ou le choix entre les deux est offert au candidat selon son rang général et les critères d’admissibilité pertinents.

Résultats immédiats

Les résultats immédiats réfèrent à des conséquences externes (p. ex. changements, avantages) issues de l’occasion de financement et découlant directement d’une activité ou d’un extrant. Les résultats immédiats surviennent à court terme (de un à quatre ans).

  • RIM3.1 – Attirer à la recherche doctorale des étudiants en sciences humaines prometteurs
    • Attraction des meilleurs candidats pour qu’ils présentent une demande de BD ou de BESC-D. À la suite du processus concurrentiel d’examen en deux étapes par des experts, les bourses sont octroyées à l’élite des étudiants au doctorat.
  • RIM3.2 – Ensemble amélioré et élargi de compétences acquises par les détenteurs (p. ex. formation en recherche, compétences liées aux recherches, etc.) et possibilité d’acquérir une expérience à l’échelle internationale
    • La bourse améliorera l’accès du bénéficiaire à une formation de qualité de chercheurs éminents (p. ex. superviseurs) dans leur domaine. On s’attend à ce que l’occasion de financement contribue considérablement à ce qui suit :
      • formation en recherche (p. ex. occasions de mettre l’accent sur des compétences de collecte de données, conceptuelles et méthodologiques);
      • formation améliorée en recherche et en matière de compétences connexes (p. ex. enseignement, compétences en publication et en communication de la recherche et compétences en gestion de projets);
      • plus grand nombre d’occasions de se faire remarquer à l’échelle internationale grâce à des activités comme la participation à des conférences nationales et internationales, la formation en recherche et les visites savantes;
      • employabilité des candidats.
    • Une infrastructure adéquate au sein des établissements à l’appui des étudiants au doctorat. Les établissements postsecondaires, au Canada et à l’étranger, procurent un environnement habilitant à l’appui des objectifs de recherche des étudiants au doctorat.
  • RIM3.3 – Production et diffusion améliorées des résultats de recherche (p. ex. thèse)
    • Production de travaux doctoraux – une dissertation ou les conclusions de la recherche (p. ex. rapports de stage, articles et affiches, récitals ou expositions).

Résultats intermédiaires

Les résultats intermédiaires désignent des conséquences externes découlant des résultats immédiats; ils tendent à se réaliser à moyen terme (normalement de cinq à neuf ans).

  • RIN4.1 – Plus grande disponibilité du personnel hautement qualifié (PHQ) en sciences humaines
    • Une formation améliorée (p. ex. BPD) contribuera à accroître le bassin de PHQ au Canada, ce qui donnera lieu à :
      • un plus grand nombre d’étudiants au doctorat obtenant leur diplôme en temps opportun;
      • la garantie qu’il y a suffisamment de PHQ dans les facultés des établissements postsecondaires canadiens, ainsi qu’une capacité accrue pour satisfaire à la demande des organismes publics, privés et sans but lucratif.
  • RIN4.2 – Mobilisation des connaissances en sciences humaines, y compris des approches et des idées novatrices, au Canada et à l’échelle internationale
    • Les meilleurs candidats, les environnements habilitants et le mentorat améliorent la capacité du Canada à produire et à mettre en application de nouvelles connaissances :
      • les résultats de recherche mèneront à des rapports novateurs, à des publications, à des collaborations ou à des communications, au Canada comme à l’étranger (p. ex. présentations lors de conférences);
      • détermination et création de voies appropriées (p. ex. publics cibles, réseaux, outils, sites Web, médias sociaux) permettant de mobiliser et de diffuser les connaissances produites par la recherche.

Résultats à long terme

Les résultats à long terme réfèrent à des conséquences externes découlant en partie des résultats intermédiaires (ainsi que des facteurs hors de l’occasion de financement) et qui appuient les objectifs généraux du programme de BD et, en fin de compte, le programme Talent du CRSH.

  • RLT5.1 – Mise en place d’une capacité solide (p. ex. leadership, recherche, gestion, etc.) grâce au déploiement du PHQ à des postes dans le milieu universitaire ainsi que dans les secteurs public, privé et sans but lucratif
    • Une formation améliorée en recherche (p. ex. BD) contribuera à accroître le bassin de PHQ au Canada, ce qui donnera lieu :
      • au renouvellement des facultés dans les établissements postsecondaires canadiens;
      • aux carrières axées sur la recherche dans d’autres secteurs.

Lien avec le résultat stratégique général Talent

Le programme de BD du CRSH est un élément clé du programme Talent. Il contribue, avec d’autres occasions de financement à l’intention des étudiants au doctorat :

  • à favoriser le perfectionnement du PHQ en sciences humaines afin de constituer la prochaine génération de chercheurs et de chefs de file dans la société, dans le milieu universitaire ainsi que dans les secteurs public, privé et sans but lucratif, en plus de contribuer à la réussite du Canada dans le contexte de mondialisation du 21e siècle.

Annexe C – Matrice de collecte de données

 

Questions d’évaluation Indicateurs Méthodes et sources de données
Pertinence    
Le sous-programme de bourses de doctorat et de bourses postdoctorales continue-t-il à répondre aux priorités du CRSH et de l’ensemble du gouvernement? a. Mesure dans laquelle les objectifs du programme sont en harmonie avec les priorités du gouvernement fédéral et du CRSH.
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
Dans quelle mesure un appui continu aux étudiants et aux stagiaires est-il nécessaire durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales? a. Mesure dans laquelle les allocations versées aux chercheurs par l’intermédiaire de bourses et de subventions fondées sur l’excellence aux niveaux doctoral et postdoctoral demeurent nécessaires dans le contexte national et international (p. ex. tendances démographiques, tendances du marché du travail, taux d’inscription, situation financière des étudiants, y compris le taux d’étudiants inscrits qui reçoivent des BD comparativement à d’autres sources de financement).
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
  b. Mesure de l’incidence négative perçue de l’annulation de l’occasion de financement sur la disponibilité du PHQ en sciences humaines.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Entrevues avec des représentants universitaires
  • Groupes de discussion
  c. Mesure du besoin en matière de diplômés au doctorat possédant une expérience acquise à l’étranger.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  d. Mesure dans laquelle les intervenants et les experts estiment que la conception du programme de BD répond aux besoins actuels par rapport aux modèles internationaux mentionnés dans l’analyse documentaire (ou d’autres options).
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
3. Dans quelle mesure est-il nécessaire que le gouvernement fédéral continue d’appuyer les étudiants durant leurs études supérieures et leurs recherches postdoctorales? a. Mesure de la justification du rôle fédéral en matière d’octroi de bourses et d’allocations à même des subventions de chercheurs.
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  • Entrevues avec des informateurs clés
  b. Mesure dans laquelle il y a absence de chevauchements entre l’occasion de financement des BD et les mesures incitatives financières proposées aux étudiants des universités étrangères concernées (p. ex. aucune réduction du soutien financier des universités en raison des bourses doctorales).
  • Sondages auprès des étudiants
Rendement : Efficacité    
4. Dans quelle mesure l’occasion de financement des BD a-t-elle attiré des étudiants au doctorat à la recherche doctorale? (IM3.1) a. Mesure dans laquelle la portée de la participation des étudiants (y compris les demandeurs et les stagiaires) à l’égard des BD répond aux attentes de la direction et des intervenants (c.-à-d. au chapitre du sexe, des disciplines, des langues officielles, de la situation financière, de l’excellence [p. ex. moyenne pondérée cumulative, capacité d’obtenir des bourses subséquentes, résultats de recherche], des groupes visés par l’équité en matière d’emploi [Autochtones, personnes handicapées, minorités visibles], des personnes à charge).
  • Examen des données administratives
  • Sondages auprès des étudiants
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  b. Mesure dans laquelle les BD ont eu l’incidence attendue sur les objectifs des étudiants relativement à leurs études (p. ex. niveau du diplôme, importance des mesures incitatives financières, pays d’étude, demande de BPD).
  • Examen des données administratives
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion (étudiants)
  • Entrevues avec des informateurs clés
  c. Mesure dans laquelle l’approche des établissements postsecondaires en matière de prestation du programme de BD répond aux attentes de la haute direction et des intervenants clés en ce qui concerne la rigueur et l’équité (p. ex. processus de recrutement et de sélection, critères de sélection, inclusion de groupes visés par l’équité en matière d’emploi).
  • Entrevues avec des représentants universitaires.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
5. À quel point le type de soutien reçu contribue-t-il au milieu de formation, aux expériences, aux compétences et aux réseaux professionnels des étudiants? (Résultat immédiat 3.2) a. Mesure dans laquelle les BD ont eu l’incidence attendue sur l’environnement de formation des étudiants (p. ex. interactions et environnements internationaux collaboratifs, multidisciplinaires, plurisectoriels à emplacements multiples; occasions des mentorés; souplesse en matière de champs d’études et du choix de l’université; portée de la participation à la formation sur les compétences professionnelles; les stages et les échanges d’étudiants financés par d’autres organismes; l’acquisition d’expérience (y compris expérience internationale); les compétences de recherche, professionnelles et numériques; les réseaux de contact et l’expérience connexe.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  b. Perceptions sur la façon dont la participation aux occasions de financement des BD ajoute de la valeur à l’environnement de formation des étudiants et procure à ces derniers des expériences, des compétences professionnelles et de recherche et des contacts, et sur les raisons connexes.
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  c. Étendue et nature des effets non attendus
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Entrevues avec des représentants universitaires.
6. Quel a été l’apport du programme de BD à la formation de PHQ occupant des postes fortement axés sur la recherche dans divers secteurs au Canada et à l’échelle internationale? (Résultat intermédiaire 4.1, résultat à long terme 5.1)

a. Mesure de l’incidence prévue des BD sur l’obtention du diplôme et la durée des études.

b. Mesure de l’incidence prévue des BD sur les objectifs professionnels des étudiants (p. ex. secteur d’emploi, pays d’emploi).

  • Sondages auprès des étudiants
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  c. Perceptions sur la façon dont le type de soutien que reçoivent les étudiants a une incidence sur leur capacité de trouver un emploi et sur leurs perspectives de carrière à long terme, et sur les raisons connexes.
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  d. Mesure de l’incidence prévue des BD sur l’employabilité et les cheminements de carrière des étudiants (p. ex. moment de la première offre d’emploi, taux d’emploi, secteur d’emploi; type de poste [p. ex. leadership, gestion de la recherche, intensité de la recherche], salaire; pays).
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  e. Mesure de l’incidence prévue des BD sur les cheminements de carrière des anciens participants comparativement aux bénéficiaires de BESC-D et aux non-bénéficiaires.
  • Sondages auprès des étudiants
  f. Étendue et nature des effets non attendus
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Entrevues avec des représentants universitaires.
7. Dans quelle mesure le type de soutien aux étudiants a-t-il contribué à la diffusion des connaissances des étudiants ainsi qu’à la productivité en matière de recherche des étudiants et des chercheurs? (Résultat intermédiaire 3.3; dans une mesure très limitée : résultat intermédiaire 4.2) a. Mesure de l’incidence prévue des BD sur les résultats de recherche des étudiants (en matière de qualité et de quantité) et sur la diffusion des connaissances au Canada et à l’étranger, ainsi que sur divers secteurs et sur la productivité des chercheurs universitaires.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Analyse de la documentation
  b. Exemples de mobilisation des connaissances découlant des résultats de recherche des étudiants
  • Sondages auprès des étudiants
  c. Perceptions sur la façon dont le type de soutien aux étudiants s’est répercuté sur la productivité en recherche et le transfert des connaissances, et sur les raisons connexes.
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  d. Étendue et nature des effets non attendus
  • Sondages auprès des étudiants
  • Groupes de discussion
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Entrevues avec des représentants universitaires.
Rendement : Efficience et économie    

8. A-t-on recours aux moyens les plus efficaces et efficients pour exécuter l’occasion de financement des BD?

8.1 Est-il possible d’améliorer l’efficacité de la prestation (c.-¬à-¬d. est-il possible de réaliser les résultats et les extrants de façon plus économique)?

a. Mesure dans laquelle le coût administratif de la prestation du programme de BD est comparable à des occasions de financement similaires du CRSH.

b. Mesure dans laquelle le CRSH a mis des mesures en place pour veiller à optimiser le coût de la prestation du programme de BD (p. ex. coût minimum approprié pour la nature et le contexte de l’occasion de financement).

  • Examen des données administratives
  • Revue de la littérature et analyse documentaire
  c. Mesure dans laquelle la conception du programme de BD est considérée comme appropriée pour l’atteinte des résultats et le programme est réalisé de façon efficace (p. ex. évaluation du mérite, processus de règlement et d’appel, valeur de la bourse, pertinence de la surveillance du rendement à l’appui de la gestion et de l’évaluation du programme, caractéristiques de conception visant à surmonter les obstacles à l’atteinte des résultats de formation).
  • Sondages auprès des étudiants
  • Entrevues avec des informateurs clés
  • Entrevues avec des représentants universitaires.
  • Groupes de discussion (étudiants)

 


 

Note de bas de pages

Note de bas de page 1

CRSH. Renforcer la culture d’innovation du Canada – Plan stratégique du CRSH 2013-2016, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/strategic_plan_2013-16-plan_strategique_2013-2016_f.pdf. 2013.

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Note de bas de page 2

CRSH. Faits et chiffres, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/facts-faits/index-fra.aspx

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Note de bas de page 3

CRSH. Programme Talent, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/umbrella_programs-programme_cadre/talent-fra.aspx

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Note de bas de page 4

Idem.

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Note de bas de page 5

CRSH. Rapport de conception de l’évaluation du programme des bourses de doctorat et des bourses postdoctorales, Ottawa, Ontario, 2014.

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Note de bas de page 6

La description des BD repose essentiellement sur celle fournie dans le Rapport de conception de l’évaluation du programme des bourses de doctorat et des bourses postdoctorales. Le rapport de conception fournit d’autres détails sur les critères d’admissibilité à cette occasion de financement, de même que sur les processus de demande et d’administration des bourses.

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Note de bas de page 7

Le sous-programme de bourses de doctorat et de bourses postdoctorales est divisé en deux : l’occasion de financement liée aux bourses postdoctorales (BP) et l’occasion de financement liée aux bourses doctorales (BD). Toutefois, comme le programme de BP a été évalué en 2012, la présente évaluation met l’accent sur celui de BD. Pour obtenir plus de détails, veuillez consulter la sous-section de la portée de l’évaluation.

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Note de bas de page 8

CRSH. Définir nos orientations : 2010-2012, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/FramingOurDirection_2010-12_final_f.pdf. 2010.

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Note de bas de page 9

CRSH. Examen du programme de bourses de doctorat, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/Doctoral_Fellowships_Program_Review_F.pdf. 2009.

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Note de bas de page 10

   CRSH. Bourses de doctorat, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/programs-programmes/fellowships/doctoral-doctorat-fra.aspx. 2014.

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Note de bas de page 11

Idem.

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Note de bas de page 12

CRSH. Rapport technique du bilan des dossiers administratifs, Ottawa, Ontario, 2015.

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Note de bas de page 13

CRSH. Rapport de conception de l’évaluation du programme des bourses de doctorat et des bourses postdoctorales, Ottawa, Ontario, 2014.

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Note de bas de page 14

CRSH. Rapports organisationnels – Rapport ministériel sur le rendement 2013-2014, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/dpr-rmr/2013-2014/dpr-rmr-fra.aspx#s2.1.1.5. 2014

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Note de bas de page 15

L’estimation originale dans la stratégie de mesure du rendement des BD en 2011 a été mise à jour par le personnel du programme aux fins du présent rapport. Cette estimation sera revue dans le cadre de la collecte de données pour l’évaluation.

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Note de bas de page 16

CRSH. Bourses postdoctorales du CRSH, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/programs-programmes/fellowships/postdoctoral-postdoctorale-fra.aspx. 2014

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Note de bas de page 17

CRSH. Rapport de conception de l’évaluation du programme des bourses de doctorat et des bourses postdoctorales, Ottawa, Ontario, 2014

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Note de bas de page 18

Durant le concours 2014, le montant est passé à 40 500 $ (y compris l’allocation de recherche). CRSH. Bourses postdoctorales du CRSH, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/programs-programmes/fellowships/postdoctoral-postdoctorale-fra.aspx. 2014.

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Note de bas de page 19

SECRÉTARIAT DU CONSEIL DU TRÉSOR. Politique sur l’évaluation, [page Web] tiré de : http://www.tbs-sct.gc.ca/pol/doc-fra.aspx?id=15024. 2009

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Note de bas de page 20

Conformément aux recommandations de l’évaluation des BP en 2012, on a modifié le montant (c.-à-d. qu’il est passé à 40 500 $ par année pour deux ans et que l’on a éliminé l’allocation de recherche distincte) ainsi que les critères d’admissibilité (c.-à-d. qu’il est possible de présenter une demande dans un délai de deux ans après l’obtention d’un doctorat).

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Note de bas de page 21

Secrétariat du Conseil du Trésor. Directive sur la fonction d’évaluation, [page Web] tiré de : http://www.tbs-sct.gc.ca/pol/doc-fra.aspx?id=15681

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Note de bas de page 22

CRSH. Renforcer la culture d’innovation du Canada – Plan stratégique du CRSH 2013-2016, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/strategic_plan_2013-16-plan_strategique_2013-2016_f.pdf. 2013.

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Note de bas de page 23

INDUSTRIE CANADA. Un moment à saisir pour le Canada : Aller de l’avant dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation 2014, [page Web] tiré de : http://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/07481.html. 2014.

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Note de bas de page 24

Idem.

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Note de bas de page 25

CRSH. Sondage des boursiers du CRSH. 2012

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Note de bas de page 26

INDUSTRIE CANADA. Un moment à saisir pour le Canada : Aller de l’avant dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation 2014, [page Web] tiré de : http://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/07481.html. 2014.

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Note de bas de page 27

CRSH. Renforcer la culture d’innovation du Canada – Plan stratégique du CRSH 2013-2016, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/strategic_plan_2013-16-plan_strategique_2013-2016_f.pdf. 2013.

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Note de bas de page 28

ASSOCIATION DES UNIVERSITÉS ET COLLÈGES DU CANADA (AUCC). Les universités canadiennes : Tracer la voie de l’avenir, Ottawa, Ontario, 2011.

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Note de bas de page 29

AUCC. Tendances dans le milieu universitaire – effectifs, Ottawa, Ontario, 2011.

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Note de bas de page 30

Idem.

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Note de bas de page 31

CRSH. Analyse de l’environnement 2014, Ottawa, Ontario, 2014.

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Note de bas de page 32

MITCHELL, J. S., V. E. Walker, R. B. Annan, T. C. Corkery, N. Goel, L. Harvey, D. G. Kent, J. Peters, S. L. Vilches. Sondage auprès des stagiaires postdoctoraux canadiens 2013 : Brosser le portrait des stagiaires postdoctoraux canadiens, Ottawa, Ontario, Membres de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs, 2013.

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Note de bas de page 33

TÉTRAULT, M. et M.-A. Legault. L’attribution des bourses d’études des conseils subventionnaires, Montréal, Québec, Fédération étudiante universitaire du Québec, 2013.

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Note de bas de page 34

MITCHELL, J. S., V. E. Walker, R. B. Annan, T. C. Corkery, N. Goel, L. Harvey, D. G. Kent, J. Peters, S. L. Vilches. Sondage auprès des stagiaires postdoctoraux canadiens 2013 : Brosser le portrait des stagiaires postdoctoraux canadiens, Membres de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs, 2013.

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Note de bas de page 35

STRAYHORN, T. L. Money matters: The influence of financial aid on graduate student persistence. Journal of Student Financial Aid, vol. 40, no 1, p. 4-25, 2010.

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Note de bas de page 36

MENDOZA, P., P. Villarreal III, A. Gunderson. Within-year retention among Ph.D. students: The effect of debt, assistantships, and fellowships. Research and Higher Education, vol. 55, p. 650-685, 2014.

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Note de bas de page 37

STRAYHORN, T. L. Money matters: The influence of financial aid on graduate student persistence. Journal of Student Financial Aid, vol. 40, no 1, p. 4-25, 2010.

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Note de bas de page 38

CLARK LARKIN, S., A. El Moulat, M. Yem. L’enquête du CRSH sur les bourses – Rapport final, Ottawa, Ontario, Conseil de recherches en sciences humaines, 2011.

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Note de bas de page 39

STRAYHORN, T. L. Money matters: The influence of financial aid on graduate student persistence. Journal of Student Financial Aid, vol. 40, no 1, p. 4-25, 2010.

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Note de bas de page 40

Idem.

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Note de bas de page 41

CRSH. Évaluation du Programme des bourses postdoctorales du CRSH. Rapport d’évaluation, Ottawa, Ontario, 2012.

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Note de bas de page 42

Mitacs est un organisme sans but lucratif qui se consacre à concevoir et à réaliser des programmes de recherche et de formation au Canada afin de favoriser la mise en place de partenariats entre le milieu universitaire et l’industrie à l’appui des innovations sociales et industrielles. Tiré de : https://www.mitacs.ca/fr/au-sujet-de-mitacs

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Note de bas de page 43

MITCHELL, J. S., V. E. Walker, R. B. Annan, T. C. Corkery, N. Goel, L. Harvey, D. G. Kent, J. Peters, S. L. Vilches. Sondage auprès des stagiaires postdoctoraux canadiens 2013 : Brosser le portrait des stagiaires postdoctoraux canadiens, Membres de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs, 2013.

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Note de bas de page 44

MITCHELL, J. S., V. E. Walker, R. B. Annan, T. C. Corkery, N. Goel, L. Harvey, D. G. Kent, J. Peters, S. L. Vilches. Sondage auprès des stagiaires postdoctoraux canadiens 2013 : Brosser le portrait des stagiaires postdoctoraux canadiens, Membres de l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux et Mitacs, 2013.

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Note de bas de page 45

CRSH. Au sujet du CRSH, tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/index-fra.aspx

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Note de bas de page 46

FRQSC. Bourses de maîtrise et de doctorat en recherche (B1, B2, A2), [PDF] tiré de : http://www.frqsc.gouv.qc.ca/documents/11326/512073/Bourses-maitrise-doctorat-reintegration_2015-2016_regles.pdf/f20978a6-08bc-4480-91b4-3e6e79a67580. 2014.

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Note de bas de page 47

Le rapport d’évaluation présente les statistiques pour les participants au concours national (dont la demande a réussi l’examen de leur établissement et a été transmise au CRSH). Le CRSH possède les données sur les demandeurs déboutés à l’échelon de l’établissement. Cependant, celles-ci n’ont pas été utilisées dans l’analyse en raison de préoccupations en matière d’exactitude. Puisque les établissements font un rapport individuel sur ces demandeurs, il est impossible de vérifier qu’ils le font de façon uniforme.

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Note de bas de page 48

Veuillez prendre note que les taux de réussite indiqués sur le site Web du CRSH sont légèrement différents de ceux présentés dans ce rapport. Les taux de réussite du site Web sont tirés des données recueillies immédiatement après le concours de chaque année, tandis que les données employées pour calculer le taux de réussite dans le rapport ont été obtenues au moment de la collecte de données aux fins d’évaluation. Cela a une incidence sur le nombre de bourses, puisqu’il arrive que certaines changent de statut (p. ex. une bourse accordée peut être refusée ultérieurement). Ainsi, les statistiques en ligne représentent le portrait le plus exact des demandes et des bourses accordées au moment du concours, tandis que celles du présent rapport représentent le meilleur aperçu à long terme.

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Note de bas de page 49

AUCC. Tendances dans le milieu universitaire – effectifs, Ottawa, Ontario, 2011.

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Note de bas de page 50

Étant donné que les taux de réussite des demandes en anglais et en français sont équivalents et que la vaste majorité des bénéficiaires de BD (94 %) ont signalé ne pas avoir dû surmonter d’obstacles linguistiques lors de la présentation de leur demande, on ne croit pas que la décision de présenter une demande dans une langue autre que la langue maternelle est entraînée par les perceptions quant aux chances de réussite. Le CRSH appuie les langues officielles du Canada et assure donc une représentation équilibrée des collectivités des deux langues officielles dans le processus d’attribution des BD.

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Note de bas de page 51

D’après un test de Student des taux de réussite au fil des ans, huit provinces sur dix n’ont pas obtenu des résultats très différents des taux canadiens aux concours de 2003 à 2013 (α = 0,05). L’Île-du-Prince-Édouard n’est pas incluse en raison du faible nombre de demandes (aucune demande reçue durant neuf années sur onze). Les taux de réussite de la Nouvelle-Écosse étaient considérablement différents (p=0,016), possiblement en raison du faible de nombre de demandes.

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Note de bas de page 52

Les chiffres analysés aux fins d’évaluation ne font référence qu’aux établissements par l’intermédiaire desquels les étudiants ont soumis une demande, pas nécessairement ceux où ils termineront leur programme ou obtiendront leur BD.

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Note de bas de page 53

AUCC. Tendances dans le milieu universitaire – effectifs, Ottawa, Ontario, 2011.

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Note de bas de page 54

Les domaines de recherche non techniques comprennent : la recherche en collaboration avec le secteur privé, le gouvernement ou des organismes sans but lucratif; la recherche multidisciplinaire ou interdisciplinaire; la recherche collaborative internationale; les projets de recherche de premier plan (gestion humaine, financière et du temps); le transfert et la mobilisation des connaissances (articles, rapports définitifs, présentations, thèses, commercialisation, activités de diffusion inhabituelles); et la connaissance de l’intégrité de la recherche et de la conduite éthique.

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Note de bas de page 55

 Les domaines personnels et professionnels non techniques comprennent : le réseautage et la collaboration; la communication interpersonnelle; la direction et l’orientation d’autrui dans la collectivité universitaire; la pensée critique et créative; l’établissement de liens et de réseaux internationaux; et les activités numériques (p. ex. trouver, organiser, comprendre, évaluer, créer et partager de l’information au moyen de la technologie numérique).

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Note de bas de page 56

Les bénéficiaires de BD qui ont terminé leurs études à l’étranger n’ont pas donné des réponses très différentes de celles des bénéficiaires ayant étudié au Canada en ce qui concerne leur participation aux activités de perfectionnement des compétences, aux stages et aux échanges.

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Note de bas de page 57

CRSH. Sondage des boursiers du CRSH, Ottawa, Ontario, Ekos Research Associates Inc., 2012.

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Note de bas de page 58

Salaire (moyen) des bénéficiaires de BESC-D : 72 716,53 $; des non-bénéficiaires : 74 596,70 $.

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Note de bas de page 59

La plupart des anciens étudiants et des étudiants actuels ont déclaré que les BD leur avaient permis de publier bien plus d’articles que les titulaires d’allocations, ce qui leur donne un avantage concurrentiel sur le marché du travail.

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Note de bas de page 60

Il s’agit d’une estimation fondée sur l’examen d’autres évaluations et examens de programmes de S et T, étant donné qu’il n’y a aucune référence communément acceptée à cet égard. Veuillez prendre note qu’il est reconnu que cela peut varier selon les caractéristiques du programme (p. ex. mode de prestation, types et nombres de bénéficiaires, maturité du programme).

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Note de bas de page 61

Estimation fondée sur : KPMG.Estimated Monetary Value of Merit Review, Ottawa, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, 2014.

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Note de bas de page 62

Ce montant comprend les frais administratifs des BESC-M.

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Note de bas de page 63

CRSH. Admissibilité des sujets de recherche, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/apply-demande/background-renseignements/selecting_agency-choisir_organisme_subventionnaire-fra.aspx. 2014.

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Note de bas de page 64

CRSH. Évaluation du mérite, [page Web] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/merit_review-evaluation_du_merite/index-fra.aspx. 2014.

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Note de bas de page 65

Idem.

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Note de bas de page 66

INDUSTRIE CANADA. Un moment à saisir pour le Canada : Aller de l’avant dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation 2014, [page Web] tiré de : http://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/07481.html. 2014.

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Note de bas de page 67

CRSH. Sondage des boursiers du CRSH. 2012.

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Note de bas de page 68

INDUSTRIE CANADA. Un moment à saisir pour le Canada : Aller de l’avant dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation 2014, [page Web] tiré de : http://www.ic.gc.ca/eic/site/icgc.nsf/fra/07481.html. 2014.

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Note de bas de page 69

CRSH. Renforcer la culture d’innovation du Canada – Plan stratégique du CRSH 2013-2016, [PDF] tiré de : http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/strategic_plan_2013-16-plan_strategique_2013-2016_f.pdf. 2013.

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