Cercle consultatif en matière de recherche autochtone

Créé en 2014, le Cercle consultatif en matière de recherche autochtone du CRSH a pour mandat d’orienter la haute gestion afin de soutenir et de promouvoir la recherche autochtone et l’épanouissement du talent autochtone et de favoriser ainsi une meilleure compréhension de la réconciliation. Faisant appel à une démarche fondée sur la collaboration et l’élaboration concertée, le Cercle guide le CRSH pour ce qui est de concevoir, de valider et de faire progresser :

  • les efforts du CRSH visant à la réconciliation;
  • les activités de programme du CRSH axées sur la recherche autochtone et sur le talent autochtone ainsi que d’autres initiatives en matière de programmes.

Dans la foulée de la publication, en décembre 2015, du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation, le mandat du Cercle a été élargi à l’appui des efforts du CRSH visant à la réconciliation.

Le Cercle compte au moins 15 membres, dont deux coprésidents nommés par les membres, un aîné autochtone et des chercheurs autochtones des Premières Nations et des peuples inuit et métis, ainsi que des chercheurs non autochtones qui ont une vaste expérience du travail en partenariat avec des communautés autochtones.

Chris Andersen
Professeur et doyen de la Faculté des études autochtones et président, Rupertsland Centre for Métis Research
University of Alberta

Métis de la Saskatchewan, Chris Andersen mène des recherches sur divers sujets, dont la racialisation de l’identité autochtone par les tribunaux canadiens, les statistiques autochtones (plus particulièrement celles qui portent sur les Métis) et les identités autochtones urbaines.

Il est l’auteur de “Métis”: Race, Recognition, and the Struggle for Indigenous Peoplehood (UBC Press, 2014) et coauteur, avec Maggie Walter, d’Indigenous Statistics: A Quantitative Research Methodology (Left Coast Press, 2013). Le premier ouvrage s’est mérité le prix du meilleur ouvrage ultérieur (Best Subsequent Book) de la Native American and Indigenous Studies Association et a été retenu parmi les finalistes des Prix du Canada 2016. En collaboration avec Jean M. O’Brien, il a également codirigé la publication de Sources and Methods in Indigenous Studies (Taylor & Francis, 2017). Chris Andersen est membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science de la Société royale du Canada et membre fondateur du conseil exécutif de la Native American and Indigenous Studies Association. Il est aussi membre du comité consultatif sur les déterminants sociaux de Statistique Canada. Il est par ailleurs rédacteur en chef de la revue Aboriginal Policy Studies et ancien directeur du Rupertsland Centre for Métis Research.

Jo-ann Archibald (Q’um Q’um Xiiem)
Professeure émérite, Département d’études pédagogiques, Faculté des sciences de l’éducation
University of British Columbia

Jo-ann Archibald (Q’um Q’um Xiiem), qui fait partie des Premières Nations Stó:lō et St’at’imc de la Colombie-Britannique, est l’ancienne directrice de l’Indigenous Teacher Education Program (NITEP) et ancienne doyenne associée de l’éducation autochtone au sein de la Faculté des sciences de l’éducation de l’University of British Columbia. Pionnière de la promotion de l’éducation autochtone, elle est reconnue à l’échelle nationale pour la création d’un programme de formation des enseignants et d’un programme d’études supérieures adaptés à la culture autochtone. Elle s’est vu remettre le Prix d’excellence dans la catégorie Éducation lors de la remise des Prix nationaux d’excellence décernés aux Autochtones en 2000 de même que le Scholars of Color Distinguished Career Contribution Award de l’American Educational Research Association en 2013.

En 2010, Jo-ann Archibald a codirigé l’élaboration de l’Accord sur l’éducation autochtone de l’Association canadienne des doyens et doyennes d’éducation, fruit d’une collaboration sans précédent visant à améliorer l’éducation autochtone au Canada. Elle a également été rédactrice de la Revue canadienne d’études autochtones.

Marie A. Battiste
Professeure, Département des fondements de l’éducation
University of Saskatchewan

Mi’kmaw de la Première Nation Potlotek, en Nouvelle-Écosse, Marie Battiste est professeure au Département des fondements de l’éducation et directrice fondatrice de l’Aboriginal Education Research Centre de l’University of Saskatchewan. Elle a acquis une réputation internationale à la suite de ses travaux précurseurs sur la redynamisation des connaissances, des langues et des cultures autochtones, sur l’enseignement et l’apprentissage autochtones, ainsi que sur le processus de décolonisation et d’autochtonisation des établissements d’enseignement postsecondaire. Elle a été élue à la Société royale du Canada en 2014 et s’est vu décerner le prix d’excellence universitaire de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université en 2013 ainsi qu’un prix de la Fondation nationale des réalisations autochtones (maintenant connue sous le nom d’Indspire) en 2008. Elle a également été responsable du pôle régional du Canadian Prevention Science Cluster, financé par le CRSH, à l’University of Saskatchewan.

Parmi les publications abondamment citées de Marie Battiste, il y a lieu de mentionner Visioning a Mi’kmaw Humanities: Indigenizing the Academy (CBU Press, 2017), Living Treaties: Narrating Mi’kmaw Treaty Relations (CBU Press, 2016), Decolonizing Education: Nourishing the Learning Spirit (Purich Publishing, 2013) et, en collaboration avec James Youngblood Henderson, Protecting Indigenous Knowledge and Heritage: A Global Challenge (Purich Publishing/UBC Press, 2000), qui a reçu le Saskatchewan Book Award. Marie Battiste est titulaire d’une maîtrise en éducation de la Harvard University et d’un doctorat en éducation de la Stanford University. Elle s’est également vu décerner quatre doctorats honorifiques.

Cecil Chabot
Professeur adjoint, Études des peuples autochtones
Université Concordia

Cecil Chabot est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université d’Ottawa. Il a obtenu une bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier. Tablant sur les relations approfondies qu’il a nouées avec la communauté crie de la baie James, il examine, dans ses recherches et son enseignement, les interconnexions complexes qui existent entre les cultures autochtones, les cultures occidentales et les autres cultures et cherche à susciter un dialogue sur des questions fondamentales de l’humanité entre ces différentes traditions. Ancrée avant tout dans sa discipline principale, l’histoire, la démarche de Cecil Chabot s’enrichit au contact d’autres disciplines (anthropologie culturelle, littérature et philosophie) ainsi que dans le cadre de diverses activités professionnelles, au sein d’organismes sans but lucratif et dans le champ des politiques publiques.

Peter Decontie
Aîné et gardien du feu sacré, Première Nation Anishinabeg de Kitigan Zibi
Maniwaki (Québec)

L’aîné Peter Decontie, mari d’Yvette, a quatre enfants, sept petits-enfants et un arrière-petit-enfant. Il est le gardien du feu sacré de la Première Nation algonquine Anishinabeg de Kitigan Zibi. En 1983, il s’est vu refuser l’accès à un territoire traditionnel algonquin en raison d’une loi québécoise. Il a contesté cette loi en faisant valoir ses droits en tant qu’Algonquin et, avec d’autres, il a porté la cause devant la Cour suprême du Canada. En 1996, la Cour suprême lui a donné raison, et il a pu continuer de transmettre les connaissances traditionnelles aux jeunes générations. Fervent défenseur des traditions algonquines, il fait connaître ses enseignements et ses prières aux siens. Peter Decontie parle couramment sa langue, l’anishinaabemowin, et continue de défendre les droits linguistiques et la redynamisation des cultures des Premières Nations de même que la protection de la Terre Mère.

Cindy Dickson
Directrice exécutive, Arctic Athabaskan Council, et directrice des relations circumpolaires
Conseil des Premières Nations du Yukon

Cindy Dickson est de descendance Gwitch’in et Tlingit et fait partie de la Première Nation Vuntut Gwitch’in. Ses travaux portent sur les questions ayant trait à la vulnérabilité et à l’adaptation aux changements climatiques, aux connaissances traditionnelles et à la sécurité alimentaire dans le Nord. Elle a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration de lignes directrices sur les connaissances traditionnelles des communautés des Premières Nations du Yukon dans le cadre du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord. Elle a été membre de la coalition des peuples autochtones du Nord à l’origine d’un traité international interdisant l’utilisation de polluants organiques persistants (comme le DDT et les BPC), qui contaminent les aliments traditionnels récoltés par les Autochtones. Elle a participé à la conception de l’évaluation de l’impact des changements climatiques dans l’Arctique, évaluation exhaustive d’une durée de quatre ans durant laquelle elle a fondé l’Elders’ Panel on Climate Change. Cindy Dickson a aussi joué un rôle clé dans l’établissement du comité des questions autochtones de l’Université de l’Arctique. Elle a siégé à différents comités nationaux, dont la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie et le comité canadien de l’Année polaire internationale, et elle a dirigé le projet Peuples arctiques, culture, résilience et caribou, volet canadien de recherches pan-nordiques menées dans le cadre de l’Année polaire internationale.

Karen Favell
Chargée de cours, Psychologie, fondements et administration de l’éducation, Faculté des sciences de l’éducation
Université du Manitoba

Originaire de Kenora, en Ontario, Karen Favell est Anishinaabe. Elle se spécialise dans l’autochtonisation de l’enseignement postsecondaire, notamment par l’utilisation de la musique et de l’art pour créer des programmes d’études culturellement adaptés et un cadre accueillant pour les étudiants autochtones. Avant d’enseigner à l’Université du Manitoba, elle était chargée d’enseignement à la School of Indigenous Education du Red River College, où elle dirigeait aussi les programmes d’éducation autochtone et ACCESS.

Hadley Friedland
Professeure adjointe, Faculté de droit
University of Alberta

Hadley Friedland a été admise au Barreau de l’Alberta en 2010. Éminente jeune chercheure en droit et lois autochtones, en justice pénale et en droit de la famille et de la protection de l’enfance, elle a collaboré étroitement avec des communautés autochtones de partout au Canada pour les aider à établir et à rédiger leurs propres lois. À titre de première directrice de la recherche de l’unité de recherche sur le droit autochtone de la Faculté de droit de l’University of Victoria, elle a mis au point la méthodologie de l’unité en collaboration avec la professeure Val Napoleon. Elle a beaucoup publié et a contribué à la préparation de ressources juridiques accessibles pour les communautés et les juristes autochtones.

Ses travaux de recherche lui ont valu plusieurs distinctions, dont une bourse Vanier en 2011 et le tout premier prix Talent du CRSH en 2013. Elle s’est également vu remettre la Médaille d’or du gouverneur général en 2016 pour sa thèse de doctorat, Reclaiming the Language of Law: the Contemporary Articulation and Application of Cree Legal Principles in Canada. Elle vient de publier son premier ouvrage, intitulé The Wetiko Legal Principles: Cree and Anishinabek Responses to Violence and Victimization (University of Toronto Press, 2018). Elle est membre par alliance de la Première Nation Aseniwuche Winewak.

Katherine Graham
Professeure émérite, School of Public Policy and Administration, et conseillère spéciale auprès du vice-recteur principal
Carleton University

La professeure émérite Katherine Graham poursuit ses recherches à titre de chercheure principale au Carleton Centre for Community Innovation, où elle se penche sur la résilience des jeunes et le renforcement des capacités au sein des communautés autochtones. Elle a été codirectrice de la recherche du groupe de travail sur la fonction gouvernementale de la Commission royale sur les peuples autochtones. Chef de file de la recherche communautaire, elle a été membre fondatrice de Community-Based Research Canada, dont elle a été la présidente jusqu’en 2016, ainsi que fondatrice et première coordonnatrice du Carleton University Institute on the Ethics of Research with Indigenous Peoples. Elle est par ailleurs l’une des cochercheurs du projet de recherche Youth Futures: Bringing Together Indigenous and Western Approaches to Promote Youth Resilience and Prosperity in First Nations Communities, qui bénéficie d’une subvention de partenariat du CRSH.

Lauréate de la Distinction de l’Ontario pour services bénévoles, Katherine Graham s’est vu décerner l’un des prix Femmes chefs de file en développement communautaire par le gouvernement de l’Ontario en 2012. Elle a également été honorée par la Carleton University, qui a créé, en 2009, la conférence annuelle Katherine A.H. Graham sur les politiques relatives aux Autochtones. En 2017, elle a été la toute première lauréate du prix CBRC Leadership, remis par Community-Based Research Canada.

Carole Lévesque
Professeure, Peuples et savoirs autochtones, Centre Urbanisation Culture Société
Institut national de la recherche scientifique

Depuis plus de 45 ans, Carole Lévesque mène des projets de recherche de collaboration et de coproduction de connaissances avec des communautés, des organismes et des établissements autochtones au Québec et ailleurs. En 2001, elle a fondé DIALOG, réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones, dont elle assure encore la direction aujourd’hui. En 2009, elle a créé l’Alliance de recherche ODENA, dont les travaux portent sur les communautés des Premières Nations vivant en milieu urbain. Ses recherches lui ont valu de nombreuses distinctions, dont le prix Jean-Michel-Lacroix 2012 qu’elle a reçu avec son collègue Daniel Salée pour un article publié dans la Revue internationale d’études canadiennes, le prix d’excellence en recherche et création (volet Carrière) de l’Université du Québec en 2015 ainsi que le prix Marie-Andrée-Bertrand, décerné par le gouvernement du Québec en 2016 pour sa contribution au processus de réconciliation avec les peuples autochtones et ses initiatives d’innovation sociale. Carole Lévesque est titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale et culturelle de la Sorbonne.

David Roy Newhouse
Professeur, Études autochtones, et directeur de la Chanie Wenjack School for Indigenous Studies et professeur, programme d’administration des affaires, School of Business
Trent University

David Newhouse fait partie de la communauté Onondaga des Six Nations de la rivière Grand. Ses recherches portent sur l’émergence de la société autochtone moderne, ainsi que sur la nature et la forme que prend la gouvernance en tant que concept institutionnel clé exprimant la modernité autochtone. Il est coprésident du Trent Aboriginal Education Council et a été le premier directeur du Peter Gzowski College de la Trent University.

Il possède une feuille de route exemplaire en leadership professionnel. Il a été le rédacteur en chef fondateur du Journal of Aboriginal Economic Development du Conseil pour l’avancement des agents de développement autochtone et a été président du comité permanent sur l’éducation du Conseil. Il a également été membre de l’équipe qui a étudié les politiques économiques au sein de la Commission royale sur les peuples autochtones. Il fait partie du comité national chargé de l’analyse comparative de l’économie des Autochtones, au sein du Conseil national de développement économique des Autochtones. Il dirige par ailleurs le comité de l’Assemblée des Premières Nations qui œuvre dans le but d’abolir la pauvreté chez les peuples autochtones.

David Newhouse est actuellement agent scientifique au sein du comité d’évaluation par les pairs de la recherche en santé autochtone aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Il est directeur national du Réseau de connaissances des Autochtones en milieu urbain, projet que finance le CRSH. Il est également le responsable ontarien du Projet de recherche-action contre la pauvreté, un projet de recherche d’une durée de cinq ans qui porte sur la santé, le développement économique et la pauvreté chez les Autochtones, financé par les IRSC et mené en collaboration avec l’Assemblée des Premières Nations et la Première Nation Eabametoong.

David Newhouse a codirigé la publication de six ouvrages : In the words of Elders: Aboriginal Cultures in Transition (University of Toronto Press, 1999); Hidden in Plain Sight: Contributions of Aboriginal Peoples to Canadian Identity and Culture, Volumes I and II (University of Toronto Press, 2005 et 2011); Not Strangers in These Parts: Urban Aboriginal Peoples (Policy Research Initiative, 2003); Well-Being in the Urban Aboriginal Community (Thompson Educational Publishers, 2012); Aboriginal Knowledge for Economic Development (Fernwood Publishing, 2013).

Sherry Pictou
Professeure adjointe, Département des études des femmes
Mount Saint Vincent University

Mi’kmaw de L’sɨtkuk (Première Nation de Bear River), en Nouvelle-Écosse, Sherry Pictou axe ses recherches sur la décolonisation des relations découlant de traités, la justice sociale pour les femmes autochtones, le rôle des femmes autochtones dans l’alimentation et le mode de vie, ainsi que les connaissances et systèmes de production alimentaire autochtones. Elle a reçu une bourse de doctorat du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Joseph-Armand-Bombardier en 2013. Elle collabore à un projet de recherche qui bénéficie d’une subvention Connexion du CRSH, Looking Back to Move Ahead: Outreach, Knowledge Mobilization, and Intersectoral Exchange to Advance Food Security in Nova Scotia. Elle est également cochercheure au sein du Réseau de mentorat autochtone de l’Atlantique que financent les Instituts de recherche en santé du Canada à la Dalhousie University.

Sherry Pictou est au service de la communauté Mi’kmaw non seulement par ses travaux de recherche mais aussi par les différentes fonctions qu’elle accepte d’exercer : elle a notamment été cheffe de sa communauté et elle est membre du comité de coordination du Forum mondial des populations de pêcheurs, organisme qu’elle a coprésidé pendant plusieurs années.

Jean-Paul Restoule
Professeur et directeur, Département de l’éducation autochtone
University of Victoria

Jean-Paul Restoule est Anishinaabe. Ses recherches, qui visent à faire connaître la vision du monde des Autochtones à un vaste public, portent sur la décolonisation et l’autochtonisation de la formation des enseignants, ainsi que sur l’utilisation des connaissances autochtones dans les contextes d’apprentissage en ligne. Il est chercheur principal d’un projet financé par une subvention Savoir du CRSH ainsi que d’un autre projet ayant reçu une subvention de développement de partenariat du CRSH.

Il a codirigé la publication d’Indigenous Research: Theories, Practices, and Relationships (Canadian Scholars’ Press, 2018). Grâce aux textes réunis dans cet ouvrage novateur, étudiants et universitaires peuvent se faire une idée de la pratique de la recherche autochtone.

Lorna Wanósts'a7 Williams
Professeure émérite, Département de l’éducation autochtone et Département de linguistique
University of Victoria

Lorna Wanósts'a7 Williams fait partie de la Première Nation Lil’wat de Mount Currie. Elle a été titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la connaissance et l’apprentissage chez les Autochtones et a élaboré, en collaboration avec des communautés autochtones, trois programmes d’études : le baccalauréat et la maîtrise en revitalisation des langues autochtones de même que la maîtrise en counseling dans les communautés autochtones. En 2017, elle a codirigé, avec Gloria Snively, la publication de Knowing Home: Braiding Indigenous Science with Western Science, Book 1, un ouvrage visant à contribuer à l’autochtonisation des programmes de sciences.

Lorna Wanósts'a7 Williams a occupé plusieurs postes de haut rang au cours de sa carrière : elle a été directrice du Département de l’éducation autochtone de l’University of Victoria et a dirigé la direction de l’amélioration du rendement des élèves autochtones au ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique. Elle a été membre sans fonction déterminée de la Commission des études de l’University of Victoria et a présidé le First Peoples Heritage, Language and Culture Council de cette commission. Elle a été conférencière invitée en 2007 dans le cadre des exposés Minerva présentés par le Conseil canadien sur l’apprentissage. Elle a été nommée membre de l’ordre de la Colombie-Britannique en 1993. En 2018, elle s’est vu attribuer un prix Indspire et, en 2019, elle a été nommée officier de l’Ordre du Canada pour sa contribution à l’éducation autochtone et sa promotion des programmes de revitalisation des langues autochtones.

Membres d’office

Dominique Bérubé
Vice-présidente, Programmes de recherche
Conseil de recherches en sciences humaines

Brenda Gunn
Directrice universitaire et de la recherche
Centre national pour la vérité et la réconciliation

Fière d’être Métisse, Brenda Gunn, professeure de droit à l’Université du Manitoba, allie la recherche universitaire au militantisme et milite pour une plus grande reconnaissance des droits inhérents des peuples autochtones, tels qu’ils sont déterminés par leurs propres traditions juridiques. Après avoir obtenu un diplôme Juris Doctor à la University of Toronto et une licence en droit et politique des peuples autochtones à l’University of Arizona, Mme Gunn a travaillé dans une clinique juridique communautaire au Guatemala sur un cas de génocide soumis à la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Elle a également travaillé avec les Premières Nations du Manitoba sur des questions de droits autochtones et de droits issus de traités. Elle continue de participer activement au mouvement international des peuples autochtones. Elle a élaboré un manuel qui est l’une des principales ressources au Canada sur la compréhension de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et a présenté des ateliers sur la Déclaration au Canada et à l’étranger. Elle a également fourni une assistance technique au Mécanisme d’experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En 2013, elle a participé à une formation de l’ONU visant à améliorer les capacités de prévention des conflits et de rétablissement de la paix des personnes représentant les peuples autochtones, qui continue d’avoir une incidence sur ses recherches. Elle souhaite mener des recherches qui contribueront à construire un monde plus juste pour sa fille, ses nièces et toute leur parenté. Elle a commencé son détachement de cinq ans au Centre national pour la vérité et la réconciliation le 1er septembre 2021.

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