Planification des mesures de protection des sources d’eau en milieu communautaire

Élargissement de l’accès équitable à l’eau potable

Date de publication : 2019-07-19 11:30:00

L’accès à l’eau potable n’est pas un souci pour la plupart des Canadiens. Mais pour de nombreuses collectivités autochtones, la réalité est tout autre. Dans certains endroits, un avis de faire bouillir de l’eau est en vigueur depuis des dizaines d’années, et toute tentative visant à s’attaquer aux causes du problème semble vouée à l’échec.

L’injustice inhérente à cette situation a mené Rosey Radmanovich à se spécialiser dans l’accès à l’eau et à assurer la liaison en matière d’environnement au sein du groupe consultatif sur les services techniques (TSAG) des Premières Nations de l’Alberta. Dans le cadre de la programmation communautaire du TSAG, elle travaille directement avec les communautés des Premières Nations à résoudre certains des problèmes d’accès à l’eau les plus pressants.

« Les initiatives en milieu communautaire sont très importantes, affirme Rosey Radmanovich. Bien souvent, elles sont plus efficaces que les politiques et les programmes conçus et mis en œuvre à des niveaux plus élevés et éloignés des communautés auxquelles ils sont destinés ».

Mise en commun des connaissances pour protéger les sources d’eau

En janvier 2019, le TSAG a organisé un atelier de mise en commun des connaissances de deux jours auquel ont participé des représentants de neuf communautés des Premières Nations de l’Alberta et de la Saskatchewan se trouvant toutes à des étapes différentes de la planification de mesures de protection des sources d’eau.

« Nous souhaitions réunir ces communautés pour mieux connaître les obstacles auxquels elles font face et pour les aider à créer un réseau officieux, de dire Mme Radmanovich. Nous souhaitions que les communautés qui sont en train de dresser des plans de protection des sources d’eau puissent échanger avec d’autres communautés qui comprennent leurs difficultés et qui pourraient proposer des solutions pour les aider ».

Outre l’échange de connaissances, l’un des grands objectifs de l’atelier a consisté à comprendre comment différentes conditions pouvaient entraîner des difficultés différentes à surmonter pour ce qui est d’avoir accès à l’eau et de la protéger. Mais ce que les participants ont dit, c’est qu’en dépit de différences quant à l’emplacement, à l’éloignement ou à la taille des communautés ou de différences en ce qui concerne les politiques provinciales qui les touchent, les principales difficultés à surmonter étaient pratiquement les mêmes. Presque tous les participants ont fait valoir que les ressources, tant financières qu’humaines, représentaient l’une des plus grandes difficultés.

Des solutions à des difficultés communes

Le financement, à titre d’exemple, faisait partie des difficultés fréquemment citées par les participants à l’atelier. Les programmes de financement qu’il leur faut n’existent pas toujours. Et même lorsqu’ils existent, ils sont bien souvent assortis de critères d’admissibilité et d’accès très précis auxquels les communautés ont de la difficulté à satisfaire. Nombre de ces programmes exigent une affiliation à un établissement d’enseignement, et la plupart ne prévoient rien pour les systèmes d’approvisionnement en eau privés tels que les puits ou les citernes, qui sont répandus dans les communautés des Première Nations.

Il peut aussi être parfois difficile pour les communautés des Premières Nations de participer activement à de grandes initiatives d’aménagement des bassins versants. La plupart des dirigeants communautaires cumulent de nombreux rôles, et il ne leur est pas toujours possible de s’absenter des jours durant pour assister à des réunions.

Madame Radmanovich espère que cet atelier deviendra une activité annuelle et que davantage de communautés, de représentants gouvernementaux et d’organismes de gestion des ressources en eau y participeront.

« Nous souhaitons, précise-t-elle, que cet atelier favorise une plus grande collaboration qui non seulement permettra aux communautés des Premières Nations de prendre les décisions qui les concernent, mais qui sera aussi avantageuse pour les bassins versants en général. »

Vous voulez en savoir plus?

Pour en savoir plus, on peut consulter le site Web du TSAG ou jeter un coup d’œil à la page Facebook de l’organisme.