Les faits et rien d’autre

Contrer les fausses nouvelles grâce à un journalisme responsable et factuel

Date de publication : 2017-02-16 10:00:00

Compte tenu de l’énorme quantité d’information à laquelle les gens ont accès aujourd’hui grâce à la technologie numérique, il peut être difficile de faire le tri et de déterminer ce qui est fiable et ce qui ne l’est pas dans Internet.

Deux chercheurs subventionnés par le CRSH font des travaux à ce sujet. Mary Lynn Young et Alfred Hermida enseignent le journalisme à l’University of British Columbia. Forts de la subvention de développement de partenariat que leur a accordée le CRSH, ils s’apprêtent à lancer, au printemps 2017, le site Web The Conversation Canada, dans lequel seront publiés des articles rédigés par des universitaires de partout au pays.

« Nous estimons que nous pouvons rapprocher le monde universitaire de celui du journalisme du fait que nous faisons partie de l’un et de l’autre. Le modèle de The Conversation Canada a fait ses preuves. On sait déjà qu’il permettra d’accroître la visibilité des spécialistes qui, en travaillant en collaboration avec des journalistes, présenteront des analyses et des observations perspicaces, indépendantes et éclairées sur les grandes questions auxquelles les Canadiens font face aujourd’hui », dit Mme Young.

« C’est une nouvelle forme de journalisme : des universitaires rédigent des articles, que des journalistes préparent en vue d’une publication grand public et gratuite, explique M. Hermida. Il est possible de republier les articles en vertu d’une licence Creative Commons (organisation mondiale sans but lucratif qui permet la mise en commun et la réutilisation de contenu au moyen de licences gratuites). Certaines publications canadiennes, dont le National Post et le magazine Maclean’s, ont déjà publié des articles parus dans l’une des autres éditions de The Conversation. »

The Conversation Canada est la plus récente ramification du site Web The Conversation, qui a été lancé en Australie en 2011 par un journaliste d’une salle de presse de l’University of Melbourne et est devenu depuis un véritable réseau voué au savoir mondial. Le Royaume-Uni, les États-Unis, la France et l’Afrique ont chacun leur édition du site, qui sont toutes exemptes de publicité.

Selon Mme Young, pour les universités, The Conversation Canada sera un moyen de transformer la façon dont le secteur de l’enseignement supérieur transmet ses connaissances. Le site permettra à un plus grand nombre d’universitaires de contribuer directement aux débats publics par l’entremise du réseau de The Conversation, lequel est composé de médias locaux, nationaux et mondiaux respectés qui republient le contenu diffusé. La participation des universitaires multipliera les voix qui se font entendre dans les médias et rendra plus visibles et plus accessibles les recherches de grande qualité qui se font dans les universités canadiennes.

Ils reconnaissent que, comme c’est le cas pour toute nouvelle technologie, les médias sociaux offrent des avantages, mais comportent aussi des risques. Pour The Conversation Canada, cependant, les médias sociaux représentent un moyen d’atteindre les membres de groupes d’intérêts, de susciter des débats et de dialoguer avec les Canadiens sur les grandes questions de l’heure.