Anticiper l’évolution démographique de la main-d’œuvre au Canada


Durée

1 min 20 s

Date de publication

24 mars 2014


Description

Susan McDaniel se demande si, dans les années à venir, il y aura pénurie de main-d’œuvre ou de compétences au pays et quel sera le rôle de l’immigration dans l’avenir du Canada. Selon ce qu’elle a observé, rien ne laisse entrevoir une pénurie généralisée de main-d’œuvre à l’échelle nationale. Il y aurait toutefois une certaine pénurie ou plutôt une certaine disparité en matière de compétences dans des régions ou des secteurs donnés. Sa synthèse des connaissances a permis de circonscrire de grands groupes sous-utilisés, tels que les jeunes, les immigrants hautement qualifiés, les Autochtones, les personnes handicapées et les travailleurs âgés.

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Susan McDaniel
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la population mondiale et le cours de la vie
University of Lethbridge



Nous avons passé en revue les meilleures recherches qui existent sur l’avenir de la main-d’œuvre et des compétences. Il en ressort qu’il n’y a pas de pénurie de main-d’œuvre au Canada en ce moment et qu’il ne devrait pas y en avoir avant 2031. Pas de pénurie de compétences non plus, sauf de façon cyclique dans certains secteurs ou certaines régions. En fait, il serait plus juste de parler de disparité en matière de compétences plutôt que de pénurie.

Il est difficile de prédire l’impact des résultats de recherche, car il y a toujours des revirements de situation et des rebondissements imprévus. Bien entendu, nous avons constaté que l’immigration comblera les lacunes du Canada en termes de démographie et de main-d’œuvre. La difficulté avec l’immigration, c’est que les compétences des gens hautement qualifiés arrivant au pays ne sont pas reconnues sur le marché du travail canadien, car il semble que les employeurs recherchent des candidats ayant acquis de l’expérience au Canada. C’est une situation pour le moins ironique : on se retrouve avec des travailleurs hautement qualifiés qui conduisent des taxis ou préparent des hamburgers alors qu’ils pourraient mettre à profit leurs compétences sur le marché du travail canadien.