Récipiendaire de la Médaille d’or : Claudia Mitchell

Claudia Mitchell

Récipiendaire de la Médaille d’or

Claudia Mitchell

Département d’études intégrées en sciences de l’éducation
Faculté des sciences de l’éducation

Université McGill

Biographie

Claudia Mitchell est professeure au Département d’études intégrées en sciences de l’éducation, à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université McGill. Elle se passionne pour la justice sociale, comme en témoigne le travail qu’elle fait depuis plus de vingt ans auprès de jeunes de divers pays, dont l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Russie et l’Éthiopie.

Au Canada, elle a examiné comment des organismes communautaires travaillant auprès des jeunes Autochtones se servent de méthodes participatives pour aborder le VIH/sida. Elle a fondé le Participatory Cultures Lab de l’Université McGill. Elle dirige ce laboratoire qui incite les étudiants-chercheurs à collaborer et à utiliser des outils visuels comme le récit numérique et la vidéo participative.

Chef de file incontestée du domaine des arts visuels, Claudia Mitchell met à l’essai des techniques visuelles visant à stimuler l’intérêt des jeunes pour des sujets tels que le genre, le VIH/sida, la violence à caractère sexiste, la santé publique et les études sur les jeunes filles. Elle s’est également penchée sur les utilisations que les enseignants font de la technologie numérique.

Mme Mitchell est une ardente défenseure du droit des jeunes de parler de la violence qu’ils vivent, et le travail qu’elle effectue avec et pour les jeunes filles et les jeunes femmes au Canada, en Afrique du Sud, en Éthiopie, au Rwanda et au Kenya a donné d’excellents résultats.

Elle a été nommée professeure honoraire de la faculté des sciences de l’éducation de l’University of KwaZulu-Natal, à Durban, en Afrique du Sud, et la faculté des sciences humaines de la Mid Sweden University lui a décerné un doctorat honorifique.

Mme Mitchell a travaillé avec l’Agence canadienne de développement international (aujourd’hui intégrée à Affaires mondiales Canada), l’UNICEF, l’UNESCO et la Fondation Gorbatchev. Membre de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada, elle est l’auteure de nombreux articles et ouvrages sur l’utilisation de techniques visuelles dans les enquêtes qualitatives.

Au sujet des prix Impacts

Décernés chaque année, les prix Impacts visent à souligner les meilleures réalisations ayant émané d’activités de recherche et de mobilisation des connaissances que le CRSH a financées, ainsi que les meilleures réalisations ayant découlé de l’attribution d’une bourse du CRSH.

La Médaille d’or représente la plus haute distinction que le CRSH puisse décerner. Cette médaille est remise à une personne dont le leadership, le dévouement et l’originalité de la pensée inspirent aussi bien les étudiants que ses collègues.

Sur quoi portent vos travaux?

Mes travaux portent avant tout sur l’utilisation de techniques visuelles et d’autres méthodes participatives afin de susciter la participation de la collectivité. Je travaille surtout avec des jeunes filles et des jeunes femmes, mais je m’intéresse également aux utilisations qui peuvent être faites des techniques visuelles avec d’autres groupes pour échanger avec la collectivité et susciter un dialogue sur les politiques. Il s’agit d’une approche qui est très importante pour ceux et celles qui sont en première ligne dans des domaines comme l’éducation.

Comment le Participatory Cultures Lab et votre utilisation des techniques visuelles en recherche participative vous permettent-ils d’atteindre vos objectifs?

Les téléphones mobiles, les iPad, les caméras et d’autres médias numériques sont utilisés pour exécuter une bonne partie de mes recherches et des travaux des doctorants que je supervise. Le Participatory Cultures Lab est un endroit où ces outils sont mis à l’essai à des fins de recherche, mais c’est aussi un lieu de rencontre. D’une certaine façon, le fait que le laboratoire soit subventionné vient attester la valeur du travail de recherche sociale que nous faisons.

De quelles réalisations êtes-vous le plus fière jusqu’à maintenant?

Il y a dix ans, j’ai fait partie de l’équipe de rédaction de l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence à l’encontre des enfants. Une recommandation cruciale a émané de cette étude, et c’est que les enfants et les jeunes doivent pouvoir se faire entendre, signaler les actes de violence et, surtout, faire part de leurs idées pour que les choses changent. Je suis très fière du fait que certains de mes travaux ont contribué, de différentes manières, à ce que les enfants et les jeunes agissent contre la violence dont ils sont victimes.

En ce qui concerne vos travaux, que souhaitez-vous que les Canadiens retiennent le plus?

Je veux que les Canadiens sachent que ce sont les gens ordinaires qui sont au cœur de mes travaux de recherche et de ceux de mon équipe. Ce sont eux qui déterminent ce qu’il faut changer. Pour qu’un changement se produise, toutefois, il faut que les dirigeants communautaires et les responsables de l’élaboration des politiques fassent preuve d’une bonne écoute et passent à l’action.