Le partenariat : clé de la réussite – Bâtir un capital social


Durée

2 min 23 s

Date de publication

19 juillet 2013


Description

Marie-Hélène Gagné considère qu’une approche partenariale constitue un atout majeur de la réalisation d’une recherche. Elle permet de bâtir un capital social dans lequel puiser pour résoudre des situations complexes et contribue ainsi à façonner une société plus juste et plus prospère.

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Marie‑Hélène Gagné  : Mes partenaires dans le cadre de ce projet sont, en fait, deux partenaires centraux : le Centre jeunesse de Québec et le Centre jeunesse de Montréal, qui sont tous les deux des instituts universitaires.

Selon moi, notre recherche va apporter plusieurs avantages aux partenaires.

En plus d'aider à générer des pratiques et des connaissances plus pointues, je pense que notre recherche va en quelque sorte contribuer au développement de la société, car les relations entre les chercheurs et les organisations, ça demeure des relations humaines.

On peut dire que c'est un genre de capital qu'on se donne, dans lequel on peut aller piger quand on vit socialement des difficultés, des problèmes ou quand on a des situations complexes à résoudre. Donc, dans ce sens‑là, je crois que la recherche sociale, particulièrement quand elle se fait en partenariat, c'est vraiment un capital social qu'on se donne comme société.

Danielle Lalande : Le phénomène de la maltraitance est une préoccupation quotidienne pour le Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire.

Les travaux de la Chaire [de partenariat en prévention de la maltraitance – Université Laval] vont nous permettre d'approfondir nos axes de recherche, particulièrement en ce qui concerne l'évaluation des capacités parentales et la trajectoire des enfants.

On pense que les travaux de la chaire vont nous permettre d'accélérer le développement des connaissances et de mettre au point de meilleures pratiques, des pratiques probantes. Et ce qui va aussi favoriser tout ça, c'est le maillage des différents partenaires et la mise en commun des connaissances pour tout le monde.

Marie‑Hélène Gagné : Alors, comme il est question de pratiques, nos partenaires vont être directement impliqués dans la mise en place de cette stratégie‑là, ce qui aurait été impossible à faire sans leur participation dans le cas de ce projet.

Je dirais qu’on a trouvé nos partenaires par un effet boule de neige. Ç’a commencé avec les partenaires avec lesquels certains de mes cochercheurs qui font partie du projet et moi‑même travaillons depuis plusieurs années déjà.

Et c'est très intéressant de voir que, souvent, un partenaire qu’on réussit à convaincre peut nous aider à convaincre d'autres personnes de son réseau. À ce moment‑là, on a un vrai réseau, et on est certains aussi d'avoir des gens qui sont vraiment engagés parce qu’ils se sont engagés pas juste envers un chercheur, mais envers les gens avec qui ils collaborent au quotidien dans leurs activités.